SAP délie sa bourse pour la French Tech

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SAP compte investir 100 millions d’euros sur 5 ans dans des start-up européennes, avec un focus sur la France et le domaine de l’Internet industriel.

En s’engageant à débloquer 100 millions d’euros sur 5 ans pour financer les start-up européennes tournées vers le monde de l’industrie, SAP confirme le financement de l’innovation comme un axe majeur sur sa feuille de route.

L’éditeur allemand scrute tout particulièrement l’écosystème français. Il a d’ailleurs inauguré, la semaine passée, son nouveau siège social de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) en présence de Bill McDermott.

Le P-DG du groupe s’était entretenu au préalable avec François Hollande pour finaliser un partenariat avec l’État français.

Inscrit dans la continuité de la concertation nationale sur le numérique lancée en octobre dernier par Manuel Valls pour « nourrir la position de la France à l’échelle internationale et européenne «, cet accord vise à apporter non seulement du capital, mais aussi des compétences, à l’heure où « 90 % des start-up échouent en raison de l’écosystème », selon Bill McDermott, repris par Les Échos.

Le dirigeant est ambitieux : il estime que la contribution des grands groupes pourrait, en association avec les aides publiques, faire de l’Hexagone une « nouvelle Silicon Valley ».

Pour servir cet objectif, SAP mise sur la formation, à travers un partenariat avec 80 établissements supérieurs. Quant aux effectifs de l’entreprise en France, ils devraient croître de 10 % cette année. L’essentiel des collaborateurs (environ 1500 sur 2000) doivent être relocalisés dans la tour So Ouest, qui occupe près de 30 000 m² sur 17 étages à Levallois-Perret.

Bill McDermott espère par ailleurs que la France renforcera ses liens avec l’Allemagne, tout en soutenant le développement de SAP en Afrique francophone, avec le même objectif : accompagner la transformation numérique dans le secteur industriel.

Ce partenariat est d’une teneur similaire à celui annoncé en février par Cisco. L’équipementier a réservé un budget de 100 millions de dollars pour soutenir la recherche, la formation (200 000 personnes sur les trois ans à venir) et l’entrepreneuriat en France dans le domaine des réseaux informatiques.

Autre annonce passée plus inaperçue : celle de Nokia, qui, parallèlement à l’annonce de son rapprochement avec Alcatel-Lucent, a monté un fonds de 100 millions d’euros pour financer les entreprises françaises.

Crédit photo : Gil C – Shutterstock.com


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