Sauvegarde de données : la Fondation Jacques Chirac retient Beemo

La solution Data Safe Restore de l'éditeur marseillais répond aux besoins de l'organisme né d'une initiative de l'ancien Président de la République.

Développant une stratégie d’harmonisation dans la gestion de ses douze centres ainsi qu’une politique de qualité (visant la norme ISO 9001), incluant la sauvegarde et la sécurisation de ses données, la [1] Fondation Jacques Chirac, qui se consacre aux handicapés, est née en 1971 de la fusion de deux associations locales antérieures (voir encadré). Elle a choisi la dernière version de la technologie Beemo pour la sauvegarde de données.

Pour [2] Beemo Technologie, éditeur de solution de sauvegarde informatique, Data Safe Restore s’adresse en priorité aux PME. La sauvegarde sécurisée, par exemple, sur bande requiert l’externalisation de ces dernières ainsi que leur mise en sécurité. Ce qui coûte cher. Quant à l’externalisation matérielle, les temps ne sont pas si éloignés où les bandes magnétiques de certaines sociétés étaient transportées par un simple coursier… dans une société d’archivage extérieure.

Ce type de sauvegarde coûte cher, et est- elle totalement sûre ? Car se pose aussi la question de plus en plus évidente et cruciale de la pérennité des données, c’est-à-dire en fait de l’intégrité pérenne de leur support. C’est un sujet important, estime Gabriel Biberian, informaticien passionné, co-fondateur et co-dirigeant de Beemo, (mais aussi co-développeur de la Data Safe Restore solution).

“A l’époque de l’arrivée du CD [3] Audio, il était donné pour durer 100 ans ! Des tests [4] IBM récents ont démontré que des CD et DVD pouvaient se dégrader au bout de 18 mois !”, se souvient-il. “Avec les bandes magnétiques, on est confronté, en cas de détérioration, à la nécessité d’une restauration totale, même quand on ne souhaite lire qu’un fichier… “

Abonnement mensuel avec une Beebox

Le coût de la technologie Beemo et son rapport qualité/prix ont été déterminants pour la Fondation. Ce coût s’élève en effet à 59 euros hors taxes (HT) par mois. L’abonnement inclut une Beebox, un petit boîtier qui assure ici une sauvegarde se situant à 10-20 Go. Mais cette dernière possède un capacité maximale de 250 Go et peut même atteindre 3 To.

Data Safe Restore est destinée aux professionnels et ne vient pas concurrencer des offres moins chères mais aussi moins sécurisées que l’on trouve avec la LiveBox ou la NeufBox. Le petit boîtier assure un back-up - à l’intervalle régulier que l’on souhaite (une sauvegarde par jour, une par mois… ) - avec transfert de données sur Internet, données qui sont cryptées.

Ainsi, si l’on compte bien, les données sont stockées une première fois sur le PC d’une secrétaire, puis dans la Beebox, une fois quand il s’agit du modèle monodisque, mais deux fois quand les disques sont mirorés (Read 1), et quatre fois en Read 5.

Pas de sauvegarde centralisée jusqu’ici

“Géographiquement, tout se concentre dans un rayon de 20 à 30 km autour d’Ussel”, précise Michel Vergne, directeur général adjoint de cette Fondation que dirige Françoise Beziat. Le président de l’association est Jean-Pierre Dupont, député de la Corrèze, président du Conseil général de la Corrèze jusqu’en mars 2008.

“70 à 80 % des dépenses de notre budget sont des salaires, explique Michel Vergne. La gestion même ne présente pas de difficulté particulière, il s’agit de suivi de dépenses et de recettes (…) Chaque établissement assure son secrétariat et, jusqu’à présent, il n’avait pas de gestion centralisée de la bureautique… donc pas de contrôle ni de sauvegarde. Chaque bureau effectuait sa sauvegarde de manière individuelle.”Huit boîtiers Beebox équipent aujourd’hui la Fondation pour ses 12 centres. L’intégration de cette solution sur son organisation bureautique s’est effectuée sans aucune modification de sa structure ni de ses modes de fonctionnement. “Cela n’a rien changé au travail, confirme Michel Vergne. On aurait très bien pu ne pas s’apercevoir de cette évolution.”

Il y a pourtant une fonction de la Beebox qui s’avère importante pour les sociétés ne possédant pas de serveur central : il s’agit, avec son module NAS, Network Attached Storage, du partage de fichiers. “Data Safe Restore existe depuis six ans déjà mais la dernière version avec le module NAS a été lancée en janvier dernier”, précise Gabriel Biberian.

Distribution indirecte

La sécurisation chez Beemo s’étend au centre d’archivage, un serveur situé à Marseille qui est miroré à Lyon. Assurance de pérennité : les données archivées sur disques durs sont transférées sur de nouveaux disques au bout de cinq ans. Les systèmes logiciels de surveillance et de sécurité Beemo fonctionnent naturellement 24h/24, et, par ailleurs, une équipe assure toute assistance de 9 à 19h du lundi au vendredi dans ses bureaux situés à Marseille.

Fondée en novembre 2002, Beemo Technologie double son chiffre d’affaires tous les deux ans. Employant 10 salariés, elle a réalisé un CA de 400 000 euros en 2007. Une grande part des clients de cet éditeur se situent en Europe, d’autres en Afrique de l’Ouest, enfin certains aussi au Canada.

La distribution de Beemo Technologie s’effectue en indirect, ses partenaires fonctionnant sur le même business model à l’étranger, mais Beemo n’y possède pas de bureaux. Actuellement, l’éditeur travaille avec une trentaine de revendeurs, des petits et des grands, dont des éditeurs et des infogéreurs. Mais on peut considérer que Beemo, en fort développement, se trouve toujours en phase de recrutement, comme l’annonce Gabriel Biberian. A bon lecteur…

Fondation Chirac : fiche d’identité
La Fondation Chirac - un statut datant de 2006 seulement car, auparavant, c’était une association (Acel) - a su rester discrète. Car l’ancien Président de la République n’a jamais voulu que son action dans ce domaine soit perçue comme “électoraliste”. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 700 salariés, soit 670 postes équivalents plein temps, plus de 900 usagers, plus de 250 personnes handicapées travaillant en entreprise adaptée et en ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail), un budget global d’environ 40 millions d’euros.

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2 commentaires (Ouvrir | Fermer)

2 commentaires A "Sauvegarde de données : la Fondation Jacques Chirac retient Beemo"

#1 Commentaire Par Pouet78 Sur 9 avril 2008 à 23:50

Les technologies qui utilisent plusieurs disques se nomment RAID et non Read! Un correcteur orthographique un peu trop zélé ou un auteur ignorant?

#2 Commentaire Par Pouet78 Sur 9 avril 2008 à 23:53

j’ai oublié de préciser qu’en RAID 5 les données ne sont écrites toujours que 2 fois. Enfin pas tout à fait, c’est plus compliqué que ça. Dans le cas du RAID 1 ou 5 on a toujours les données si on perd un disque mais plus si on en perd 2.


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