SCO s’attaque à l’Europe et aux PME

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En guerre contre Linux, SCO exporte hors des Etats-Unis son système de licence censé protéger les entreprises utilisatrices du système d’exploitation libre d’éventuelles poursuites judiciaires.

SCO a étendu hors des frontières américaines et aux PME son système de licence permettant, selon ses dires, d’utiliser Linux en toute légalité. Sont concernés le Royaume-Uni, l’Italie et la France mais pas l’Allemagne où un tribunal a interdit à l’éditeur d’affirmer que Linux viole ses droits à la propriété intellectuelle, dans la mesure où il n’a jamais apporté la moindre preuve à ses allégations. Devraient suivre le Japon, la Corée du Sud, Taiwan et la Chine début février. Proposées depuis le mois d’août dernier aux Etats-Unis, ces licences réclament 699 dollars par processeur pour les serveurs et 199 dollars pour les postes de travail sous Linux. Reste à savoir combien d’entreprises choisiront de souscrire à ces licences, qui sont parfois comparées à une forme de racket. Elles sont d’autant moins enclines à le faire que de plus en plus de distributeurs Linux ou de constructeurs commercialisant des serveurs sous Linux s’emploient à rassurer leurs clients en leur proposant un programme d’indemnisation contre d’éventuelles procédures engagées par SCO à leur encontre. Novell, qui a récemment fait l’acquisition de l’éditeur Suse, a récemment pris une initiative en ce sens. Il s’agit de protéger un marché d’ores et déjà fort lucratif. HP, qui a été l’un des premiers constructeurs à proposer un tel programme d’indemnisation (voir édition du 24 septembre 2003), a en effet fait savoir ces jours-ci qu’en 2003, ses ventes de serveurs Linux avaient enregistré une hausse de 40 %, dégageant un chiffre d’affaires de plus de 2,5 milliards de dollars.


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