Scribd : le “Netflix du livre numérique” lève 22 millions de dollars

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Scribd compte exploiter les fonds levés dans le cadre de son 4e tour de table institutionnel pour développer sa bibliothèque numérique accessible sur abonnement mensuel.

Améliorer les algorithmes de recommandation et l’expérience utilisateur au sein de sa bibliothèque numérique tout en développant son modèle économique basé sur un abonnement mensuel : tels sont les principaux objectifs de Scribd après son quatrième tour de table institutionnel.

La société Internet américaine, dont le coeur d’activité bascule progressivement du partage de documents vers la consultation d’e-books, ouvre son année 2015 sur une levée de fonds sans précédent. Elle obtient une enveloppe de 22 millions de dollars dans le cadre de cette opération emmenée par le fonds californien Khosla Ventures. Parmi les investisseurs historiques ayant remis au pot figurent trois poids lourds du capital-investissement : Redpoint Ventures, Charles River Ventures et Silicon Valley Bank.

En qualité de partenaire chez Khosla Ventures, Keith Rabois – ancien de PayPal, LinkedIn et Square – rejoint le board de Scribd, dont le financement total atteint désormais 48 millions de dollars. L’aventure avait débuté en 2007 sous la houlette de Trip Adler, actuel CEO. Scribd avait pris son envol au sein de l’incubateur Y Combinator. Huit ans plus tard, sa plate-forme accessible sur Android, iOS, PC/Mac et les tablettes Amazon Kindle Fire attire 80 millions de visiteurs uniques par mois… en comptant le trafic issu des moteurs de recherches et les vues réalisées sur des documents intégrés par des sites Web tiers.

A l’automne 2013, Scribd amorçait un virage stratégique en lançant une offre d’accès à volonté à sa base de livres numériques, moyennant un abonnement à 8,99 dollars par mois, à l’instar de ce que pratiquent, entre autres, Spotify et Netflix pour le streaming. Mais il n’est pas facile de calquer aux e-books ce modèle déjà appliqué à la musique et à la vidéo : les maisons d’édition se montrent réticentes, redoutant une forte compression de leurs marges sur chaque vente.

Ni, MacMillan, ni Penguin, ni SCA Hachette Livre n’ont pris le pli. Pour le moment, seuls deux acteurs majeurs ont rejoint la boucle : HarperCollins et Simon & Schuster… avec un nombre limité de titres issus de “fonds de catalogues” (leurs principaux ouvrages étant plutôt mis à disposition sur Amazon, notamment via le service Kindle Unlimited). Interrogé par TechCrunch, Trip Adler se montre toutefois confiant vis-à-vis de sa capacité à rallier “les plus grands noms de l’industrie […] d’ici à fin 2015”.

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Crédit photo : Africa Studio – Shutterstock.com


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