Seagate confirme le rachat de l’activité disques durs de Samsung

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Hitachi Ultrastar disque dur

Le rachat par Seagate de l’unité disques durs de Samsung s’inscrit dans le cadre d’une lutte sur deux fronts : pour l’honneur, face à Western Digital ; pour la survie, face à l’émergence du SSD.

Seagate entérine, pour un peu plus d’1,3 milliard de dollars, le rachat de la division disques durs de Samsung et l’acquisition consécutive de l’ensemble des brevets technologiques liés.

De la finalisation de ces tractations amorcées en avril dernier devraient également résulter des accords de licences croisées et l’intronisation de Samsung dans le capital de son acquéreur, à hauteur de 9,6%.

Le constructeur coréen fournira son homologue américain en semi-conducteurs, notamment des modules de mémoire flash NAND.

Engagé dans un mano a mano avec Western Digital (récent repreneur de l’activité disques durs d’Hitachi), Seagate détiendra environ 40% des parts de marché sur le secteur.

Le groupe californien s’engage à maintenir la plupart des emplois mis en balance des suites de ce rachat, qui s’inscrit pourtant dans une période charnière pour le stockage mécanique, menacé par la démocratisation de solutions alternatives.

Outre ces tarifs plus abordables à mesure que le SSD trouve sa place dans les ordinateurs grand public (certains modèles tutoient désormais le seuil symbolique d’un euro au gigaoctet), les intempéries en Thaïlande ont forcé le destin de disques durs dont la pénurie avérée devrait perdurer jusqu’à la fin 2012.

Les conclusions d’IDC à ce sujet sont formelles et empreintes d’un fatalisme qui laisse augurer d’une prise de pouvoir imminente de la mémoire flash, en qualité de nouveau standard dans l’industrie informatique.

Echo à la flambée du prix des disques durs, le Solide State Drive prend du galon et affiche une croissance de 66% en volume sur les douze derniers mois, pour un chiffre d’affaires plus que doublé, de 354 à 716 millions de dollars entre les troisièmes trimestres 2010 et 2011.

Le goulot d’étranglement se referme sur Seagate, pris entre deux feux : celui d’un leadership éphémère sur un marché en plein déclin et celui d’un nouveau segment florissant, mais à l’issue incertaine.

Un tel dilemme induit une lutte sur deux fronts. Le contexte (concurrence de Western Digital) s’oppose à un concept (survie du disque dur) dont il dépend pour partie.


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