Seagate promet des disques durs de 60 To

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Hitachi Ultrastar disque dur

Seagate se donne dix ans pour porter la capacité des disques durs à 60 To, avec le concours de la technologie Heat Assisted Magnetic Recording (HAMR), développée par ses soins depuis 2002.

L’éventualité de voir émerger, à l’horizon 2020, des disques durs de 60 Téraoctets, ne relève plus tout à fait de l’irréel. A l’appui de la technologie Heat Assisted Magnetic Recording (HAMR), Seagate affiche sans peur sa folie des grandeurs.

A ses origines en 2002, un tel projet touchait à la démesure. La capacité moyenne des mémoires de masse traditionnelles avoisinait à peine les 40 Go.

En 2006, Toshiba avait joué les détonateurs, s’imposant comme l’un des ambassadeurs de l’enregistrement perpendiculaire, une nouvelle conception du stockage encore en vigueur aujourd’hui, et qui a permis de tutoyer les 300 Go par cm² sur un disque S-ATA de 2,5 pouces.

Après dix ans de développement, l’HAMR repousse ces limites avec le concours d’un nouveau type de surface magnétique d’autant plus résistante aux altérations que le matériau qui entre dans sa composition est peu sensible à la chaleur.

Cette thermorésistance accrue permet de jouer sur la densité de l’information pour occuper moins d’espace physique sur les plateaux des disques durs.

Grâce à un faisceau laser à ultra-haute température implémenté à même la tête d’écriture, les données sont ainsi enregistrées avec davantage de précision.

Instable durant une fraction de seconde, la surface magnétique redevient dure comme du marbre dès lors qu’elle refroidit.

Selon Ars Technica, l’enjeu principal consiste désormais à poursuivre l’optimisation de cette technologie pour condenser plus encore chaque bit tout en préservant son intégrité.

A long terme (“une dizaine d’années“, estiment les équipes de Seagate), un dispositif au format 3,5 pouces pourrait héberger jusqu’à 60 To de données. Il convient pour l’heure d’escompter un franchissement imminent du seuil des 6 To.

A moins que ces chercheurs basés à Singapour ne parviennent à faire oublier l’HAMR avec le fruit de leurs travaux, en l’occurrence un système basé sur l’agglutination de données en relief. Les intéressés évoquent plus d’1 To par cm².


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