Sommaire :
(Rectificatitf 16/01/12 : la contribution de Pierre Caron d’Orange a été révisée après la première publication en date du 13/01/12)
Le CLUSIF, l’un des principaux clubs de sécurité IT en France, vient de dévoiler son « panorama de la cyber-criminalité » sur l’année 2011.
Avec son lot de cauchemars pour les responsables en charge de la sécurité des systèmes d’information : botnets, attaques DDoS, vols massifs de données personnelles (services de divertissements numériques de Sony), fraudes à la carte bancaire, usurpations d’identité, émissions de faux certificats (DigiNotar)…
On l’a prédit pendant plusieurs années. Mais cette fois-ci, c’est du concret. « Les malwares sur les mobiles arrivent vraiment », considère Olivier Caleff, consultant en sécurité pour le compte de la SSII Devoteam. « On a vu des choses en Chine. »
Exercice à 360° oblige en un laps de temps, l’intervenant du CLUSIF n’est pas entré dans les détails.
Mais prenons l’exemple de TrendMicro qui avait repéré en mai 2011 un malware visant l’OS Android visant les abonnés China Mobile (considéré comme le plus grand opérateur mobile dans le monde).
L’agent malveillant apparaît comme un lien envoyé par SMS censé prévenir le client qu’un patch est nécessaire pour sécuriser le terminal. En fait, c’est le canal d’entrée d’ANDROIDOS_ADSMS.SMA.
Un malware qui permet d’extraire des données du terminal infecté comme le numéro IMEI (identification du terminal), le modèle du téléphone et la version SDK.
Retour à la présentation faîte dans le cadre du CLUSIF, Olivier Caleff s’est également inquiété de l’existence d’une version mobile de LOIC (acronyme de Low Orbit Ion Canon), un outil prisé des Anonymous permettant de lancer des attaques par déni de services distribués (DDoS en anglais).
Après les révélations du chercheur Trevor Eckhart, le cas de CarrierIQ se révèle également inquiétant.
Pierre Caron, expert en sécurité pour le compte d’Orange, prend le relais. Pré-installé sur 150 millions de terminaux aux Etats-Unis, cet outil était censé servir d’outil de contrôle qualité pour les fabricants et les opérateurs mobiles.
Aux Etats-Unis, la société éditrice de la solution logicielle balaie les soupçons d’espionnage.
Mais sans possibilité de vérifier par le biais d’une analyse du code en reverse engineering (un procédé illégal dans beaucoup de pays, regrettent souvent les experts de la sécurité IT), les doutes subsistent.
Tout comme l’ombre du FBI qui planerait au-dessus de l’usage de CarrierIQ à des fins d’investigation.
Un chercheur a émis une requête au nom de la Freedom Information Act au nom de la transparence mais le FBI a répondu que les informations resteront confidentielles « en raison de procédures en cours ».
Des plaintes ont été déposées aux Etats-Unis. En France, la CNIL assure que CarrierIQ n’a pas sévi.
(Lire la fin de l’article page 2)



















Derniers commentaires
3 Responses to Sécurité IT : les malware débarquent vraiment sur les mobiles selon le CLUSIF-
Le 13 janvier 2012 à 15:46 par Ben
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Le 13 janvier 2012 à 15:58 par Tissu
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Le 14 janvier 2012 à 14:18 par Pierre
Hmmm, sslsniff pour bypasser le PIN de l’Ipad2 via sa coque: je reste perplexe!!!
Ainsi que vis-à-vis de quelques autres affirmations de cet article… (reverse-engineering lorsqu’on demande à l’utilisateur s’il veut installer une application: c’est pas plutôt social engineering ???)
J’ai rarement vu un tel concentré d’approximations, de bétises pures et simples et de prosélytisme dans un article de « »"sécurité »" » informatique !
Bravo !
Petit florilège pour ceux qui n’ont pas envie de tout lire :
« On a vu des choses en Chine. » (on a jamais vu ça ailleurs ! Ces chinois alors !)
« Mais sans possibilité de vérifier par le biais d’une analyse du code en reverse engineering [...], les doutes subsistent. » (les éditeurs d’AV font du reverse, les chercheurs font du reverse, le gouvernement fait du reverse, tout le monde en fait et ce n’est absolument pas « impossible »)
« Ainsi, « sslsniff » constitue une vulnérabilité dans l’implémentation du protocole SSL. Il permet de contourner le code PIN et de déverrouiller l’iPad 2 via une coque de protection. » (je ne vois même pas comment vous avez fait pour comprendre et écrire cela c’est incroyable)
« « Pour les malware sur mobile, il n’y a pas de propagation par exploitation de failles OS », déclare le représentant de la sécurité IT chez Orange. » (dommage, si)
« « On ne recense que des cas de reverse engineering : on demande à l’utilisateur d’accepter à son insu une application à télécharger qui cache un virus. » » (ne vouliez vous pas dire social engineering ?)
« Par conséquent, il faut sérieusement envisager à opter pour une solution antimalware pour son smartphone. » (pour le troll)
M. Guerrier, si vous lisez ce commentaire, merci de me recontacter TRES rapidement.