Sécurité IT : Stuxnet, le ver qui venait d’Israël

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Selon le journal Haaretz, un général de l’armée israélienne a reconnu avoir supervisé la création et la propagation du malware Stuxnet, qui a notamment touché les infrastructures iraniennes à l’été 2010.

Un mystère est-il levé ? Un haut gradé de Tsahal, l’armée israélienne, qui vient de partir à la retraite, le général Gabi Ashkenazi, a reconnu, dans une vidéo tournée à l’occasion de la fête donnée pour son départ à la retraite, avoir supervisé la mise au point et la propagation du célèbre ver informatique Stuxnet, qui a frappé les ordinateurs industriels en Iran l’été dernier, révèle le quotidien hébreu Haaretz.

Ce malware, qui peut notamment se propager à travers une simple clé USB ou par Internet, est capable de détecter dans les ordinateurs infectés des applications industrielles du groupe Siemens, contrôlant des sites stratégiques comme les oléoducs ou les centrales électriques.

Stuxnet aurait aussi atteint des pays « sensibles », comme l’Inde, le Pakistan ou l’Indonésie.

Toutefois, l’Iran avait alors affirmé que le noyau informatique de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de Téhéran, près du Golfe Persique), n’a pas été « affecté » par Stuxnet.

Mais la centrale de Natanz, dans le centre de l’Iran, avait tout de même dû stopper son activité à plusieurs reprises en raison “d’incidents techniques”, causés notamment par les agissements de Stuxnet.

Les divers experts en cyber-criminalité s’étaient alors accordés pour penser que ce type de ver sophistiqué visant à déstabiliser les infrastructures d’un pays ne pouvait avoir été créé que par une équipe de développeurs chevronnée, vraisemblablement à la demande d’un Etat.


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