Sécurité IT : un pirate saoudien aurait volé un million de cartes de crédit en Israël

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Un hacker saoudien a subtilisé des numéros de cartes bancaires en masse en Israël. Les autorités locales sont sur le qui-vive en raison des menaces terroristes.

Le pirate saoudien OxOmar, appartenant au “group-xp”, prétend s’être infiltré sur plus de 80 sites israéliens, principalement de commerce électronique.

Il aurait subtilisé les données confidentielles de cartes de crédit d’un million d’internautes de ce pays.

Il en a déjà publié 25 000 officiellement, mais assure avoir l’intention de rapidement dévoiler l’intégralité de son larcin.

Il a également publié de nombreuses adresses e-mail et mots de passe, dont plusieurs médias ont vérifié l’authenticité.

Selon le site média Globes.co.il, les principaux émetteurs de cartes de crédit en Israël ont confirmé également la brèche de sécurité IT.

Certaines cartes ont également été utilisées pour faire des achats en ligne. Mais elles ont ensuite été bloquées par les établissements financiers qui les avaient mises sur le marché.

Dans sa revendication, OxOmar fait de nombreuses références aux “médias du lobby sioniste/juif” et conclut sur une tirade pro-Arabie Saoudite qui “est le plus fort”.

“Longue vie au roi Abdullah !” s’exclame-t-il au nom du roi de cette monarchie du Golfe.

Il ne se revendique cependant d’aucune organisation terroriste et ne prétend pas travailler pour le compte d’un pays en particulier.

Malgré tout, les autorités israéliennes sont sur le qui-vive.

Nous devons nous préparer à réagir à des cyber-menaces terroristes contre Israël“, a déclaré Ronit Tirosh, Présidente d’un comité parlementaire sur la cyber-sécurité, citée par Reuters.

De son côté, Daniel Hershkowitz, ministre des Sciences et de la Technologie, considère que ce piratage illustre “un des grands dangers du cyber-espace“.

Tout en réfutant l’idée d’une attaque terroriste. “L’imagination a tendance à s’enflammer“, tempère-t-il.

OxOmar semble donc appartenir à la mouvance des hacktivistes du Moyen-Orient, qui sont de plus en plus actifs.

La France a connu des cyber-attaques émanant de la Turquie en guise de protestation contre des opinions jugées déplaisantes sur ce pays, l’Islam en général ou la Palestine.

Encore très récemment, le site Internet du Sénat a été hacké après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une proposition de loi relative à la négation des génocides.

Encore mardi dernier, le blog de Patrick Devedjian, Président du conseil général des Hauts-de-Seine et fils d’un réfugié arménien, a été brièvement hacké par des pirates turcs.

Plus tôt dans l’année 2011, le piratage du site Internet du journal Charlie Hebdo avait marqué les esprits après la publication de caricatures de Mahomet.

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