Les semi-conducteurs en ébullition : NXP réalise la plus grosse opération en acquérant Freescale

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NXP et Freescale vont former le leader mondial des puces pour l’automobile et l’industrie. On signale 4 grandes opérations de concentration sur le marché des semi-conducteurs depuis début 2015.

Une nouvelle phase de concentration sur le marché des semi-conducteurs. NXP, dont le siège se situe aux Pays-Bas, a procédé au rachat de Freescale d’origine américaine.

Montant de la transaction versée en cash et en action : 11,8 milliards de dollars (10,6 milliards d’euros) payable en numéraire et en actions. Ce rapprochement devrait être finalisé dans le courant du deuxième semestre 2015.

C’est un changement de taille décisif puisqu’en regroupant les forces (avec un chiffre d’affaires cumulé de 10 milliards de dollars et un effectif global d’environ 45 000 personnes), NXP et Freescale vont former le numéro un mondial des puces pour les secteurs de l’automobile et de l’industrie.

NXP assurera le rachat de Freescale en piochant un milliard de dollars dans sa trésorerie, en emprutant un milliard supplémentaire et en y ajoutant 115 millions de ses actions.

Au bout du compte, les actionnaires actuels de Freescale (qui incluent des fonds comme Blackstone, Carlyle, Permira Advisers et TPG Capital qui possédaient 64% de la firme américaine de semi-conducteurs) détiendront environ 32% du capital du nouvel ensemble.

Selon Silicon.fr, Richard Clemmer, CEO de NXP, va diriger la nouvelle structure dont le nom reste encore à déterminer.

Après avoir vécu une période sombre en 2008 (suppression de 15% de son effectif soit 4500 emplois), NXP (ex-Philips Semiconductor) rebondit avec cette intégration de son concurrent Freescale.

Lui-même a vécu une période mouvementée (retrait de la Bourse en 2006 puis retour en 2011). En France, une unité de production de Freescale installée à Toulouse (Haute-Garonne) avait fermé ses portes en 2012.

Selon L’Usine Digitale, cette fusion va concentrer une force de 1200 personnes en R&D dans l’Hexagone, notamment à Caen et Toulouse.

En termes d’emploi, la nouvelle entité occupera donc la deuxième place dans les semi-conducteurs en France derrière STMicroelectronics (qui emploie 9000 personnes) mais devant Atmel.

Selon Reuters, c’est la quatrième fusion annoncée dans le secteur des semi-conducteurs depuis le début de l’année.

Entre janvier et février, Avago Technologies a racheté Emulex (600 millions de dollars), MaxLinear a bouclé l’acquisition d’Entropic Communications (287 millions de dollars) et Lattice Semiconductor a procédé au rachat de Silicon Image (600 millions).

En octobre 2014, IBM a cédé sa division semi-conducteurs à Globalfoundries pour un montant d’1,5 milliard de dollars.


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