SEPA : la migration s’accélère vers l’espace unique de paiements en euros

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Sage relève une avancée notable des entreprises françaises dans la mise en conformité de leurs systèmes de paiement vers la norme européenne SEPA.

Versement de salaires, prélèvements auprès de clients, règlement de fournisseurs, remboursement d’emprunts : autant d’opérations de transfert de fonds qui devront bientôt s’effectuer conformément aux dispositions de l’espace unique de paiement en euros (SEPA, pour “Single Euro Payments Area”).

Entreprises et administrations, commerçants et particuliers : tous les utilisateurs de moyens de paiement scripturaux sont concernés, dans 33 pays (en l’occurrence, les 28 Etats membres de l’Union européenne, auxquels s’ajoutent Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège et Suisse). Ils ont jusqu’au 1er août 2014 pour appliquer la migration aussi bien à leurs transactions nationales que transfrontalières.

L’évolution des systèmes informatiques associés à la gestion financière est l’un des nombreux enjeux cruciaux que soulève cette bascule. Pour autant, malgré les obstacles, la transition s’accélère* nettement en France. C’est tout du moins ce que démontre une étude menée par Sage. Du 17 juin au 1er juillet 2014, l’éditeur de logiciels pour les entreprises (ERP) a sondé 1047 dirigeants.

Résultat : 72% ont des logiciels (comptabilité, gestion commerciale, paye…) à jour avec des données bancaires converties en BIC-IBAN. Et surtout, 60% disent avoir migré complètement vers le SEPA ; 17%, partiellement. Ils sont néanmoins 12% à déclarer ne pas avoir lancé les démarches, les 11% restants avouant “ne pas savoir”.

Près d’un sur dix (8%) confie même ne pas se sentir prêt à franchir le pas. Principales raisons évoquées : un manque de conseil, d’accompagnement (19%), des restrictions budgétaires (7%) et l’absence de ressources qualifiées (5%). S’ils ne sont que 48% à connaître exactement la deadline du 1er août, les dirigeants savent qu’une non-conformité SEPA peut occasionner des retards de paiement (21%), l’insatisfaction des fournisseurs (10%) et des clients (7%) ou encore des sanctions financières (6%).

Au global, 68% des entreprises sondées assurent qu’elles seront prêtes pour l’échéance. Elles sont 76% à préciser que leur projet de migration a (ou aura) duré moins de 6 mois – à l’inverse, le processus a pris plus d’un an pour 2% des répondants. A la clé, la possibilité d’utiliser un seul fichier au même format pour envoyer et recevoir des paiements dans tout l’espace SEPA (bénéfice évoqué par 15% de l’échantillon), mais aussi de simplifier le traitement des transactions (13%) et de renforcer la sécurité des flux financiers (11%).

On évoque également, en plus faible proportion, l’optimisation des frais bancaires, l’amélioration de la traçabilité des transactions impayées ou inexécutables, la simplifications des structures de comptes et la rationalisation de la chaine factures/paiements jusqu’au rapprochement comptable.

Des éditeurs traditionnels comme Sage ou Cegid mettent en avant leurs propres solutions pour planifier la migration SEPA. Mais il existe aussi des services en mode SaaS (hébergé) “spécialisés”, susceptibles d’intéresser par exemple les grands émetteurs de prélèvements qui cherchent à externaliser la gestion des mandats.

* A fin 2013, Sage relevait 65% des flux de virements (SCT) et 26% des flux de prélèvements (SDD) des entreprises à la norme SEPA dans la zone euro. Rappelons que l’entrée en vigueur du nouveau cadre remonte officiellement au 1er février 2014, mais que la Commission européenne a accordé un délai supplémentaire d’adaptation de 6 mois face au retard pris par les entreprises. La dernière étape interviendra en 2016 avec la migration des paiements par TIP et des télérèglements.

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