Services informatiques : des fonds pour soutenir RBS

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Cette SSII alsacienne lève trois millions d’euros pour renforcer ses
activités dans l’intégration et l’édition.

La société de services et d’ingénierie en informatique RBS (acronyme de Ready Business System) annonce qu’elle a réalisé une levée de fonds de trois millions d’euros au début de l’été via un cabinet de conseils en charge du dossier. OTC Asset Management, CM-CIC Capital Privé et Sigma Gestion rejoignent ainsi le fonds régional d’investissement Alsace Création et Dahlia (c’est-à-dire Natexis, repreneur des participations Oseo Anvar dans une soixantaine de PME en France). Créée en 1995, RBS a atteint un chiffre d’affaires de 15,6 millions d’euros en 2006 et son objectif 2007 se situe entre 18 et 20 millions d’euros.

“Nous avons plus de dix ans et nous avons fonctionné pratiquement en auto-financement intégral au cours des cinq-six premières années. Puis il a fallu financer la croissance. A un certain stade, il est impossible de faire autrement. Nous avons reçu l’aide d’Alsace Création puis celle de l’Anvar avec des BSA (bons de souscription d’actions)”, explique Denis Bermon, responsable marketing de RBS.

“Quand je suis arrivé en 1999, nous étions 18. Aujourd’hui, RBS représente un ‘staff’ d’environ 180 salariés. Cette croissance conjointe du nombre de salariés et du chiffre d’affaires (d’environ 15-20 % chaque année) n’est pas surprenante… Il n’en demeure pas moins que c’est cette croissance que nous comptons maintenir et cette levée de fonds est destinée à la réalisation de cette ambition”, poursuit le manager.

Cet apport financier va servir à accroître les effort de R&D mais aussi à développer les agences régionales RBS au nombre de six actuellement : Strasbourg (où se trouve le siège social de la SSII), Nancy, Lyon, Mulhouse, Toulouse, Vannes et Paris. Par ailleurs, RBS dispose deux filiales à l’étranger : l’une en Bulgarie, l’autre au Qatar.

Ces agences ont toutes été créées au cours des deux dernières années. Elles possèdent au minimum deux collaborateurs, mais Nancy en compte déjà une quinzaine. La volonté de s’ouvrir est partie de cette ensemble de créations que RBS a décidé de soutenir et développer. Enfin, à ce titre, comme le confie Denis Bermon, “RBS n’exclut pas la croissance externe.”

Intégrateur et éditeur

Les nouveaux investisseurs ont apparemment été séduits par son modèle mixte, car RBS est à la fois intégrateur et éditeur, les deux activités se complétant nécessairement (avec un équilibre qui penche plutôt du côté de l’intégration).

Si RBS a développé des applications collaboratives (RBS Change), des logiciels de gestion de contenu (RBS Agiléo) et des solutions de mobilité pour forces commerciale et technique (RBS Moby), il est évident qu’elle ne travaille pas en intégration uniquement avec ses propres produits, mais que la demande d’un client sur une infrastructure de stockage pourra déboucher sur celle d’une consultation facile de document et, de fait, sur un produit RBS de gestion documentaire.

Une levée de fonds produit soit une libération par étape de capital, soit l’arrivée immédiate de fonds lors de la réalisation d’un pacte d’actionnaires. C’est ce second mode de financement qui a été retenu ? lors du pacte signé au début de l’été. Sans vouloir brûler des étapes, RBS a décidé de renforcer ses équipes. Des embauches sont donc prévues et prévisibles sur la plupart des agences régionales. Mais Denis Bermon conserve naturellement une certaine discrétion sur le business plan et les mesures établies pour conserver une croissance forte.


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