Services mobiles : Cellfish Media compte rafler la mise

Mobilité

Fruit de l’union des “forces mobiles”de Lagardère Active, Cellfish Media a
redéfini sa stratégie et levé des fonds. Il lance un nouveau portail mobile.

En avril 2006, Lagardere Active annonçait le regroupement de ses activités mobiles américaine (Lagardere Active North America), française (Plurimedia) et allemande (Legion) sous la bannière fédératrice Cellfish Media. Plus d’un an plus tard, l’entité a changé de configuration capitalistique. Désormais, le groupe Lagardère ne soutient plus cette activité en solo. D’autres investisseurs sont venus se greffer. Entre octobre 2006 et mai 2007, Cellfish a levé 60 millions de dollars pour soutenir le développement de ses activités. Ce serait le plus grand tour de table jamais réalisé par un spécialiste des services mobiles sur le continent nord-américain.

Désormais, si le groupe Lagardère détient encore 60% du capital de la société, des fonds d’investissement comme Telecom Media (financé par la Caisse de dépôt et placement du Québec et Trio Capital), Groupe Humagade (lié à Desjardins Capital de risque) et le Fonds de solidarité FTQ sont venus prêter main forte.

Pourquoi trouver des alliés financiers quand on s’appelle le groupe Lagardère ? “Une forme de réalisme et de modestie”, estime Fabrice Sergent, PDG de Cellfish Media. “Les risques sont plus grands que les activités traditionnelles du groupe Lagardère et il fallait trouver des appuis pour se développer aux Etats-Unis”. Le représentant de l’éditeur de services mobiles réfûte un signe de désengagement de la part de sa maison-mère. Preuve du soutien : Didier Quillot, PDG de Lagardère Active (qui chapeaute les activités médias du groupe), fait partie du conseil d’administration de Cellfish Media.

La moitié du chiffre d’affaires réalisé en Europe

La position de Cellfish Media est déjà forte : à la fois présente dans la production et la distribution de contenus pour mobiles (sonneries musicales, images, jeux?), la société serait présente dans le classement des cinq premiers fournisseurs de ce marché en France, Allemagne et Amérique du Nord en termes de revenus.

En 2005 (c’est-à-dire avant la fusion des entités autour d’une seule marque), la société affichait un chiffre d’affaires de 116 millions de dollars. Pour l’année 2006, elle ne donne pas de résultats financiers, tout juste précise-t-elle avoir enregistré “300 millions de transactions”. Sachant que les sonneries musicales représentent toujours 40% du business mobile, contre 30% pour les images et les vidéos et 30% pour les jeux vidéo.

L’Europe représente toujours la moitié du chiffre d’affaires de Cellfish Media. En France, elle estime que sa part de marché tourne autour de 20% avec quatre millions de clients uniques. La publicité y est pour beaucoup : Cellfish Media serait le 17ème annonceur dans l’Hexagone (presse, radio, Internet, mobile?) Cellfish Media affiche un effectif de 320 collaborateurs répartis entre le siège central New York et des bureaux en France et en Allemagne.

Annonce prochaines de partenariats en France

Dans un contexte de développement du concept de convergence PC-Mobile, Cellfish vient de lancer un nouveau portail mobile rassemblant tous ses éléments de catalogues (100 000 éléments), sans compter sur le phénomène user generated content (contenu généré par l’utilisateur).

Cellfish Media compte surfer sur la vague des photophones ou cameraphones pour faciliter le partage de contenu multimédia entre amis ou membres de familles. Un marché de 18 milliards de dollars en 2006 selon le cabinet d’études Informa Telecoms & Media.

Début juillet, Cellfish Media devrait communiquer davantage sur ses relais de distribution en France et notamment faire un point sur son réseau de partenaires. Car, même si Cellfish prône un environnement ouvert pour diffuser et partager des contenus pour mobiles, les portails propriétaires des opérateurs mobiles restent un passage obligé.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur