Services Web : retour à l’ordre

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Sun et Oracle vont participer aux travaux de l’OASIS visant à élaborer un standard pour l’orchestration des services Web à partir d’une spécification proposée par Microsoft et IBM. Etonnant car Sun et Oracle défendent leur propre spécification devant le W3C. Face à Microsoft et IBM, avaient-ils d’autre choix que de se coucher ?

Alors qu’il y a quelques semaines on a pu craindre que le processus d’élaboration de nouveaux standards relatifs aux services Web était en panne, ou en tout cas qu’il avançait en ordre dispersé, les clivages traditionnels entre fournisseurs informatiques reprenant le dessus, voilà qu’un nouvel indice laisse présager un retour à l’ordre. Sun Microsystems et Oracle vont en effet participer au comité technique mis en place par l’OASIS (Organization for the advancement of structured information standards), consortium international placé sous l’égide de l’ONU, afin d’étudier la possibilité d’ériger au rang de standard Business Process Execution Language for Web Services (BPEL4WS), une spécification proposée par IBM, Microsoft et BEA Systems relative à l’orchestration des services Web, c’est-à-dire leur chaînage dans le cadre d’un processus métier. Or Sun et Oracle ont de leur côté soumis en vue d’une standardisation au W3C, l’organisme garant des standards du Web, leur propre spécification d’orchestration des services Web, Web Services Choreography Interface (WSCI).

La participation de Sun et d’Oracle aux travaux de l’OASIS peut donc être interprétée comme une volonté d’apaiser les tensions. Mais avaient-ils le choix ? En effet, l’association de Microsoft et d’IBM a une telle force d’entraînement que ni Sun ni Oracle ne peuvent s’y opposer. Ainsi SAP, qui a pourtant contribué à l’élaboration de WSCI, a récemment décidé de soutenir la spécification d’IBM et Microsoft. C’est donc la loi du plus fort qui triomphe.


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