Seul Facebook peut tromper une fois 800 millions de personnes

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Facebook serait proche d’un accord à l’amiable avec la Federal Trade Commission (FTC), qui prévoit d’instaurer un cadre législatif destiné à régir les pratiques du réseau social en matière de confidentialité et de protection de la vie privée.

La fin de la discorde est proche, du moins outre-Atlantique. Facebook y mènerait des discussions avec la Federal Trade Commission (FTC) afin d’encadrer certaines pratiques jugées trompeuses et mieux (re)définir le concept de protection de la vie privée.

Ses cookies espions revenus sur le devant de la scène après une brève accalmie, le réseau social aux 800 millions d’utilisateurs fait notamment l’objet d’une procédure d’examen approfondi de la part de la Commission européenne.

A l’origine, une demande de l’élue socialiste Françoise Castex, laquelle remet en cause la conformité du site de Mark Zuckerberg vis-à-vis du socle législatif en vigueur sur le Vieux Continent.

De l’autre côté de l’Atlantique, les démarches progressent plus rapidement, selon le Wall Street Journal, qui fait état de pourparlers avancés entre Facebook et la FTC, organisme régulateur antitrust pour le compte du gouvernement américain.

La situation se décante notamment sur un point crucial : le consentement de l’usager dont les informations personnelles sont souvent divulguées à son insu.

Ainsi, tout élément classé privé devra désormais faire l’objet d’un accord formulé explicitement.

Les effets de cet engagement sont rétroactifs, à savoir qu’ils s’appliquent à l’ensemble des publications d’un internaute depuis son inscription au service, et ce indépendamment d’une éventuelle concession préalable en ce sens.

En revanche, c’est toujours l’inconnue concernant les futures fonctionnalités mises en place sur le réseau social.

L’encadrement législatif devra donc présenter un caractère évolutif dans l’optique d’assurer sur le long terme la préservation de la confidentialité, toute relative.

En mars dernier, Google est parvenu à un accord similaire, précédé l’an passé par Twitter. Pour Facebook, une telle issue pourrait faciliter une entrée en bourse imminente et ponctuée d’une offre publique initiale.


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