Sexisme chez Uber : un top ingénieur « ex-Googler » contraint de donner sa démission

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A peine arrivé, Amit Singhal doit quitter ses fonctions chez Uber. Il a éludé une affaire de harcèlement sexuel du côté de son ex-employeur Google.

En début de semaine, Amit Singhal a donné sa démission de son poste de directeur technique chez Uber.

L’ex-top ingénieur de Google venait tout juste de rejoindre la société californienne qui développe l’app de mise en relation entre chauffeur et passage. Il devait plancher sur la partie cartographie et marketing tarifaire.

Son arrivée dans la société remontait à début 2017. Mais, à la demande expresse de Travis Kalanick, il vient de quitter ses fonctions avec effet immédiat.

Le fondateur et CEO d’Uber affiche sa fermeté après la polémique enclenchée par une ex-collaboratrice (l’ingénieure Susan Fowler) accusant la direction de laxisme sur les questions de sexisme dans l’enceinte de la société.

Travis Kalanick prend cette affaire au sérieux et a voulu montrer l’exemple avec Amit Singhal. Lors de son recrutement chez Uber, l’ingénieur de haut niveau a éludé une plainte « crédible » pour harcèlement sexuel déposée à son encontre du côté de son ex-employeur Google.

Une enquête interne avait été menée à ce sujet mais sans aboutir à une plainte formelle devant la justice. Amit Singhal avait choisi de quitter la firme Internet de Mountain View début 2016, après 15 ans de service. Mais, à l’époque, les circonstances de son départ n’étaient pas liées à ce dossier sulfureux.

Après sa démission d’Uber survenue lundi, l’intéressé se défend. « Le harcèlement est inacceptable, quel que soit le cas », a déclaré Amit Singhal, selon les propos retenus par le New York Times.

« Je veux assurément que tout le monde sache que je ne tolère pas ce type de comportement et que je ne l’ai pas adopté. Sur mes vingt années de carrière, je n’ai jamais été accusé de cette façon auparavant et la décision de quitter venait de moi. »

La semaine dernière, un comité d’enquête au sein d’Uber a été constitué chez Uber pour enquêter sur ce volet qui déshonore la pépite californienne.

Eric H. Holder Jr, ex-Procureur général sous l’administration de Barack Obama, devrait le présider. Il sera associé à Arianna Huffington, fondatrice du média en ligne éponyme et membre du conseil d’administration d’Uber, et Tammy Albarran, avocate du cabinet Covington and Burling (avec lequel Eric Holder collabore également).

Le tweet ci-dessous, c’était avant :


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