SFR déploie la 3G dans le RER parisien

Régulations
RER SFR 3G-Copyright Dudarev Mikhail-Shutterstock.com

SFR vient de déployer son réseau 3G Dual Carrier dans les stations Châtelet et Gare de Lyon du RER A à Paris.

La 3G est devenue réalité dans le métro et RER parisien depuis ce 4 octobre. Du moins aux stations du RER A Gare de Lyon et Châtelet. SFR vient d’ouvrir son réseau 3G dans les sous-sols de la régie de transports. Une initiative annoncée en juillet dernier.

Pour l’heure, seules deux stations sont desservies. La couverture de la 3G s’étendra à la majeure partie des RER A et B ainsi qu’à l’ensemble de la ligne 1. Lignes les plus fréquentées.

Fin 2014, 75% des voyageurs profiteront du haut débit mobile sur 170 stations avec l’ambition de couvrir l’ensemble du réseau de transport d’ici fin 2015 (300 stations de métro et 65 de RER).

Quais, trains, plates-formes d’interconnexion des voyageurs et couloirs seront couverts par la 3G qui devrait même être assurée dans les tunnels entre deux stations, souligne Silicon.fr.

Le haut, et très haut, débit mobile devient donc opérationnel plus de 10 ans après l’ouverture de la 2G dans le métro en 2000. « Le passage de la 2G à la 3G/4G apporte une technologie majeure pour la voix et la data », résume Emmanuel Pitron, secrétaire général du groupe RATP qui estime que le très haut débit répondra aux besoins de connectivité des 11 millions de voyageurs quotidien du réseau parisien.

La 4G accompagnera la 3G dans l’offre de SFR qui propose également dès aujourd’hui la 3G Dual Carrier, laquelle atteint les 42 Mbit/s.

« Ce qui est important n’est pas tant les 42 Mbit/s que le doublement du transfert des données grâce à la technologie de double porteuse Dual Carrier”, explique Pierre-Alain Allemand, directeur général réseaux de SFR. “Même dans les endroits où le signal est faible, l’utilisateur bénéficiera de deux fois plus de débits qu’avec les autres technologies. »

Une façon de distinguer le réseau de SFR de l’offre concurrente basée pour l’heure sur du HSDPA+ à partir de 21 Mbit/s. Mais, pour en profiter, l’utilisateur devra souscrire aux nouvelles formules Carrées premium de l’opérateur.

Démonstration à l’appui, les débits mesurés atteignaient 37 Mbit/s en réception sur un Nouvel iPad (compatible Dual Carrier) et 4 Mbit/s en émission environ. « C’est plus qu’avec une ligne ADSL », fait remarquer Alexandre Wauquiez, directeur marketing réseau chez SFR.

Les voyageurs pourront accéder à leurs e-mails, à leurs pages Facebook, aux vidéos (et la navigation fluide à l’intérieur de celles-ci), aux données de leur entreprise et autres applications mobiles (à commencer par celle de la RATP qui propose des alertes en temps réel sur le trafic des trains) sans avoir à déployer une patience d’ange, comme c’est le cas aujourd’hui.

« Il était important de lancer les travaux de l’infrastructure 3G, Dual Carrier et 4G », indique Pierre-Alain Allemand qui rappelle les accords de Wi-Fi sur une cinquantaine de stations de la RATP.

Cette nouvelle infrastructure assure à SFR une longueur d’avance sur la concurrence. « Nous sommes les premiers et les seuls aujourd’hui à proposer la 3G et le Dual Carrier dans le métro », insiste le responsable.

Une avancée qui a un prix : SFR investira 20 à 30 millions d’euros dans le projet. Un montant qui pourra être divisé par autant d’opérateurs qui s’installeront sur le réseau mobile, lequel a vocation à être mutualisé. « Les accords sont ouverts à tous les opérateurs », rappelle Emmanuel Pitron.

À ce jour, seul Bouygues Telecom a manifesté son intérêt, mais aucune signature n’est confirmée. Les deux acteurs du jour se montrent en revanche discrets sur le montant de la redevance versée par SFR à la RATP.

Le chantier est important. Assuré par la RATP (via ses filiales Naxos, Telcité…), il vise à rénover par une mise à jour en 3G et 4G la moitié des 2500 antennes du réseau sous-terrain (l’autre moitié étant déjà compatible 3G). Les opérateurs, eux, disposent de 300 points d’interconnexion pour déployer leur matériel dans les couloirs du métro parisien.

« Nous n’avons aucun doute sur le fait que les autres opérateurs vont venir », assure Emmanuel Pitron. Une simple question de temps, qui profite pour le moment à SFR.

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