Shazam s’émancipe plus vite que la musique d’iTunes

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L’application Shazam pour iOS acquiert l’une des dernières fonctionnalités qui lui faisaient défaut depuis son intronisation en 2009 et devient un lecteur multimédia à part entière.

Application mobile depuis 2009 et sa double intronisation sur l’App Store d’Apple puis l’Android Market, Shazam amorce une mue intégrale qui lui vaut d’acquérir les fonctionnalités d’un écosystème social interactif.

Désormais associé, dans sa version iOS, à un lecteur de médias sobrement dénommé Player, cet outil adoubé du jeune public devient tellement polyvalent qu’il en éclipse un parc pourtant conséquent de solutions alternatives, SoundHound en tête.

Pour mémoire, le concept se résume à l’identification d’extraits de chansons enregistrés à la volée, dix secondes durant, grâce aux microphones intégrés dans les terminaux mobiles : smartphones, tablettes, mais aussi baladeurs audio.

L’ensemble restitue alors le titre, l’artiste, l’album, mais aussi les paroles et les éventuels clips liés, voire le programme des prochains concerts apparentés.

De nombreux constructeurs en sont venus à l’implémenter en standard dans leurs appareils. Mais la mutation initiée, Apple peut dorénavant revendiquer à juste titre l’exclusivité de Shazam Player, disponibles pour les seuls détenteurs d’un iPhone.

En contrepartie, l’application est taillée pour se fondre avec l’interface d’iTunes, qu’elle pourrait même supplanter à plus ou moins long terme.

D’autant plus que ce client disponible gratuitement uniquement sur l’App Store américain (6,1 Mo, pour iOS 4.3 et ultérieurs) hérite d’une kyrielle de fonctions annexes.

En tête d’affiche, le partage sur les réseaux sociaux, le visionnage de clips officiels sur YouTube et cette retranscription en temps réel des paroles (mode karaoké) jusqu’alors réservée aux utilisateurs de la version payante, en l’occurrence Shazam Encore.

Après deux ans de purgatoire à un maximum de 5 utilisations par mois, l’instigateur de la reconnaissance musicale a renoué avec l’illimité et la gratuité qui était la sienne jusqu’en 2009.

Financé depuis lors par un modèle freemium qui privilégie la publicité en lieu et place des contributions financières, le service s’est notamment exporté sur les smartphones BlackBerry.


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