Sigfox lance son aventure américaine à San Francisco

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San Francisco est la première ville des États-Unis couverte par le réseau IoT de Sigfox. Quelles seront les prochaines étapes pour la société française ?

Sigfox franchit une nouvelle étape dans son développement à l’international.

La société IT d’origine toulousaine a finalisé le déploiement, à San Francisco, de son réseau cellulaire basse consommation dédié à l’Internet des objets (IoT).

La couverture devrait s’étendre, d’ici à la fin du 1er trimestre 2016, à neuf autres villes des États-Unis : Atlanta, Austin, Boston, Chicago, Dallas, Houston, Los Angeles, New York et San José. Ces opérations seront supervisées par Allen Proithis, ancien de HP et aujourd’hui président de Sigfox pour la région Amérique du Nord.

Une vingtaine de stations de base – de la taille d’une mallette – ont été nécessaires pour couvrir San Francisco. Leur déploiement s’est effectué en accord avec la municipalité, qui s’était déjà distinguée sur le volet connectivité réseau en installant, il y a deux ans, le Wi-Fi dans certains parcs publics.

L’infrastructure de Sigfox coexiste avec d’autres technologies radio sur des bandes de fréquences sans licences (en Europe, il s’agit du 868 MHz ; aux États-Unis, c’est à 902 MHz). Par opposition aux réseaux mobiles « traditionnels », elle est conçue pour transmettre de petits paquets de données (12 octets), mais en gros volume. Le tout avec une consommation d’émission standard entre 20 et 70 mA pour les modems « Sigfox Ready ».

En l’état actuel, dix pays d’Europe sont au moins partiellement couverts par le réseau Sigfox, auquel seraient connectés « plus de 5 millions d’objets », des alarmes aux horodateurs en passant par des smartwatchs. Le fournisseur de compteurs électriques intelligents Glen Canyon est dans la boucle à San Francisco.

Business plan

La volonté d’expansion de Sigfox s’est affirmée depuis le début de l’année et cette levée de fonds de 100 millions d’euros bouclée avec le concours de trois opérateurs télécoms internationaux (Telefónica, SK Telecom, NTT Docomo Ventures), d’un fonds américain (Elliot Management Corporation) et de partenaires industriels (GDF Suez,  Air Liquid et Eutelsat).

Le cofondateur et CEO Ludovic Le Moan annonçait le mois dernier à Reuters son intention de couvrir la quasi-totalité du territoire américain pour fin 2016. La région MEA (Moyen-Orient, Afrique) est également sur la feuille de route. L’activité sera pilotée par Thierry Siminger, ex-manager d’Oberthur Technologies.

Le partenariat noué avec le Français Eutelsat autour de ses 38 satellites à technologie SmartLNB jouera un rôle important dans cette internationalisation du réseau Sigfox, qui s’étendrait sur déjà « plus d’un million de km² » à l’échelle de la planète… et voué à couvrir 60 pays à l’horizon 2020.

Le modèle économique est basé sur un abonnement annuel de 1 à 14 euros par appareil connecté, en fonction notamment du volume de messages échangés. Sigfox, qui compte 140 collaborateurs et deux filiales (États-Unis, Espagne), vise 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015.

Comme le note Forbes, des partenariats avec certains opérateurs télécoms outre-Atlantique ne sont pas exclus. En première ligne, AT&T, qui compte éteindre son réseau 2G fin 2016.

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