SimCity : un lancement commercial à jeter aux orties

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SimCity Electronic Arts

De multiples dysfonctionnements ont affecté les serveurs du jeu de stratégie SimCity. Mauvaise publicité pour l’éditeur Electronic Arts, qui a fait du jeu en ligne son axe de développement pour 2013.

Pénible come-back pour SimCity, le jeu de simulation urbaine d’Electronic Arts.

Ce week-end, des dysfonctionnements à répétition ont émaillé la sortie du 5e opus de la série, dix ans tout juste après le dernier volet.

Une saturation des serveurs a compromis l’expérience des joueurs. Certains n’ont pas pu se connecter et d’autres ont vu leur partie brusquement interrompue. Des sauvegardes auraient même disparu dans l’affaire.

La situation est rentrée dans l’ordre depuis lors, à en croire le studio américain Maxis (filiale d’EA), qui a développé le jeu à l’appui d’un investissement colossal que la presse sur place chiffre à 20 millions de dollars.

En guise de dédommagement, les utilisateurs lésés pourront téléchargement gratuitement un jeu de leur choix, mais en coulisse, la situation de SimCity semble toujours aussi instable.

Pour alléger la charge qui pèse sur ses infrastructures, Electronic Arts aurait supprimé plusieurs éléments comme le système de récompenses, le tableau des meilleurs scores et la fonction “Cheetah” (Guépard), qui permet d’accélérer artificiellement le cours du temps.

Ainsi amputé, le jeu ne serait encore accessible qu’au prix de longs temps d’attente, en l’occurrence plusieurs dizaines de minutes.

Une tuile pour EA, qui jouait gros avec cette nouvelle version, perpétuant une saga lancée en 1989, déjà sur PC.

L’éditeur a pourtant sublimé ses graphismes en 3D et porté ses efforts sur l’intelligence artificielle, avec des paramètres avancés comme la dimension écologique.

Utilisable en réseau, SimCity revêt également une dimension collaborative, autour de la plate-forme Origin (ancien EA Store), utilisée pour stocker des profils qui accompagnent les joueurs dans leur expérience sur tous les terminaux, des PC aux consoles.

Deuxième éditeur mondial derrière Activision-Blizzard (groupe Vivendi), EA a fait du jeu en ligne son axe de développement pour 2013, avec un objectif de chiffre d’affaires à 3,75 milliards de dollars.

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