Skype Translator : Microsoft ouvre les vannes

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Il n’est plus nécessaire de s’enregistrer pour essayer Skype Translator, le service de traduction à la volée développé par Microsoft.

Il n’est plus nécessaire de s’enregistrer pour utiliser la préversion de Skype Translator.

Pour toucher un plus large public avec ce service de traduction à la volée accessible en bêta depuis décembre 2014, Microsoft vient de supprimer la procédure d’inscription. L’application devient donc exploitable directement après son téléchargement, sur Windows 8.x ainsi que Windows 10.

Combinant reconnaissance de la parole, apprentissage automatique et synthèse vocale, Skype Translator doit permettre à chacun des participants d’une discussion audio ou vidéo d’entendre les différents interlocuteurs dans sa langue maternelle.

Présenté brièvement fin 2012 et véritablement officialisée à la mi-2014 pendant la Code Conference, il s’inscrit dans la lignée des services de traduction du texte proposés via le moteur Bing et le navigateur Internet Explorer.

Quatre langues sont prises en charge à l’heure actuelle : l’anglais, l’espagnol, l’italien et le chinois mandarin. Le support de l’allemand et du français n’en est encore qu’au stade alpha. La traduction du texte écrit est plus avancée, avec une cinquantaine de langues interprétées.

En parcourant les différences annonces sur les blogs de Microsoft et en consultant le descriptif de l’application sur le Windows Store, on s’aperçoit que les travaux se sont principalement concentrés sur l’anglais et l’espagnol.

Tout comme pour l’assistante vocale Cortana, l’offre s’améliore avec le temps, grâce aux contributions des testeurs. Le paramètre humain est d’autant plus important que Microsoft s’appuie sur des réseaux neuronaux artificiels, qui ont pour but d’analyser et de reproduire le fonctionnement du cerveau.

La première démonstration officielle de Skype Translator en français s’était déroulée en début d’année à Paris, lors des TechDays 2015. Elle avait laissé augurer du chemin restant à parcourir : certes, le système est rapide et dispose d’un vocabulaire assez riche, mais la maîtrise de l’inversion (interrogative, subordonnante) et de la concordance des temps reste hasardeuse.

De même, la ponctuation demeure problématique et les questions sont souvent interprétées comme des phrases affirmatives. Skype Translator n’est pas ailleurs pas capable de contextualiser les propos pour éviter les incohérences dans la reconnaissance vocale.

A l’heure actuelle, il est vivement recommandé de se trouver dans un endroit calme, de porter si possible un casque-micro… et de parler distinctement quitte à ralentir le rythme de diction et à hausser le ton. Lucide, Microsoft assure que le service ne sera pas disponible en version finale avant d’être utilisable par le plus grand nombre.

Crédit photo : Monkey Business Images – Shutterstock.com


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