Smartphone Honor 6 : Huawei monte en gamme

4GMobilité

A l’occasion d’une conférence, Huawei a présenté l’Honor 6. SoC maison et support de la 4G+ sont parmi les attributs de ce smartphone haut de gamme.

Entraperçu avant l’heure sous le nom de code « Mulan », le nouveau smartphone flagship de Huawei baptisé Honor 6 est maintenant officiel. Après un Ascend P7 plutôt décevant au niveau de ses caractéristiques techniques, le constructeur chinois frappe très fort avec ce modèle qui pourrait faire la nique aux Samsung Galaxy S5, HTC One M8, Sony Xperia Z2 ou encore LG G3.

Avec l’Honor 6, Huawei ne fait pas dans la démesure au niveau de la définition d’affichage, puisqu’on reste sur une dalle Full HD (1920 par 1080 pixels) alors que certains modèles haut de gamme (LG G3) paradent avec quelques 3,68 millions de pixels (définition 1440 x 2560). Sur son écran de 5 pouces, cela se traduit par une densité de pixels maintenant classique de 440 ppp (pixels par pouce).

Après le Samsung Galaxy LTE-A, le Honor 6 est tout simplement le second smartphone à supporter la 4G+ (4G LTE de catégorie 6) avec la promesse de débits descendants pouvant atteindre 300 Mb/s (37,5 Mo/s) en théorie. Une spécification en phase avec les marchés qui commencent à proposer une offre commerciale (Bouygues Telecom en France depuis le 17 juin 2014 avant SFR et Orange) pour ce type de réseau cellulaire. La VoLTE (Voice over LTE) est aussi de la partie.

Mais la véritable révolution se situe au niveau de l’intégration du SoC maison baptisé Kirin 920. C’est en cela que l’Honor 6 se distingue le plus des autres modèles haut de gamme du marché qui ont tous en commun le Snapdragon 801 (en variantes MSM8974AC ou MSM8974AB) de Qualcomm (puis Snapdragon 805 au 2e semestre 2014). Huawei a pour habitude d’équiper ses smartphones avec des SoC mobiles développés par HiSilicon. Mais, cette année, le constructeur chinois pourra compter sur un SoC très abouti présenté le 9 juin dernier à Pékin.

Avec le Kirin 920, la société basée à Shenzen est le troisième constructeur asiatique (avec Samsung et MediaTek) à disposer d’un processeur mobile octocoeur à son catalogue.

Gravé dans un process 28 nm de TSMC, le Kirin 920 embarque effectivement un processeur à 8 cœurs agencés suivant la technologie big.LITTLE d’ARM : quatre Cortex-A15 cadencés entre 1,7 et 2 GHz pour les tâches les plus « lourdes » et quatre Cortex-A7 cadencés entre 1,3 et 1,6 GHz pour des tâches plus basiques. Le Kirin 920 intègre le processeur graphique Mali-T628 d’ARM à 4 coeurs, ce qui lui permet de supporter la définition Quad HD (soit 2560 par 1600 pixels). La partie audio est à la charge du DSP Tensilica HIFI 3.

Huawei n’avait pas hésité à comparer les performances de son SoC à celles des Snapdragon 801 et 805 au benchmark AnTuTu. Il en ressortait que le Kirin 920 était légèrement plus performant que les puces de Qualcomm.

Le reste des spécifications techniques est conforme à celles des modèles haut de gamme du marché. Tandis que 3 Go de mémoire vive LPDDR3 viennent épauler le SoC, 16 Go ou 32 Go assurent le stockage (extensible par carte microSD). On trouve également un APN principal avec capteur Sony rétro-éclairé (BSI) de 13 mégapixels avec ouverture à f/2.0 et double flash LED et un autre en façade de 5 mégapixels, de quoi ravir les amateurs de selfies.

L’ensemble est alimenté par une batterie de 3000 mAh qui se niche dans un châssis épais de seulement 6,5 mm. Alliage d’aluminium de mise pour ce châssis, ce qui se traduit par une propension à dissiper la chaleur en provenance du SoC (de 6 degrés Celsius selon le constructeur). Le smartphone se distingue également pas son écran quasiment borderless qui occupe 75,7% de la face avant. S’il dispose donc de dimensions réduites (139,8 x 68,8 x 6,5 mm) malgré son écran de 5 pouces, le smartphone affiche également un poids raisonnable de 135 grammes.

D’ores et déjà disponible (en versions noire ou blanche) en pré-commande pour le marché chinois (livraison à compter du 1er juillet 2014), le Huawei Honor 6 affiche des tarifs agressifs : 1999 yuans (version 16 Go), soit l’équivalent de 235€, et 2499 yuans (294€) pour le modèle 32 Go. Des tarifs agressifs qui pourraient donc dynamiter le segment haut de gamme des smartphones, comme l’avait fait en son temps Google avec la première Nexus 7 sur le marché des tablettes.

Le constructeur chinois n’a pas toutefois pas encore donné d’informations quant à une commercialisation dans d’autres marchés.

   

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