Smartphones : l’Europe friande des phablettes et d’Apple

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Recul des “feature phones”, succès des phablettes, montée en puissance de l’iPhone… IDC cerne plusieurs tendances sur le marché des téléphones mobiles en Europe de l’Ouest.

Avec 14,3 millions d’unités écoulées, les phablettes ont significativement contribué à la hausse des ventes de smartphones en Europe de l’Ouest sur l’année 2014, sans pour autant compenser, en termes de volumes de livraisons, le recul des feature phones.

C’est l’un des principaux enseignements à tirer d’un rapport publié cette semaine par IDC. Le cabinet d’études américain a dégagé plusieurs autres tendances parmi lesquelles le regain d’influence des produits Apple, les difficultés de Samsung et la position favorable de Windows Phone dans le monde de l’entreprise.

En agrégeant des données collectées en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni, IDC estime qu’il s’est vendu, en 2014, 174,1 millions de téléphones mobiles ; soit 5,2 % de moins qu’en 2013. Cette nouvelle baisse (la deuxième d’affilée) s’explique essentiellement par le déclin des feature phones : 28,4 millions d’unités, c’est-à-dire 39 % de moins d’une année sur l’autre… et une part de marché réduite à 16 % en volume, pour 2,2 % en valeur (1,23 milliard d’euros).

A l’inverse, les ventes de smartphones continuent d’augmenter : 145,8 millions d’unités livrées (+ 6,4 %) et 54,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+ 1,7 %). On est toutefois loin des taux de croissance d’il y a quelques années. La saturation du marché n’y est pas étrangère : 70 % de la population en Europe de l’Ouest possède désormais un smartphone.

Sur ce volet des smartphones, difficile de passer à côté des phablettes, qui représentent près de 10 % des ventes, avec un prix moyen de 588 euros, contre 376 euros tous modèles confondus. Parmi elles, l’iPhone 6 Plus d’Apple, mais aussi des terminaux Samsung et LG (les trois marques captent 80 % du marché).

La concurrence en entrée de gamme – moins de 150 dollars, soit environ 132 euros au taux de change actuel – a également dynamisé le marché. 28 nouvelles marques ont démarré leur activité rien qu’en 2014. Au total, celles qui sont arrivées sur les deux dernières années détiennent aujourd’hui 6,4 % du marché des smartphones.

Samsung et BlackBerry reculent

Au palmarès des constructeurs, Samsung garde les rênes avec 35,3 % de part de marché. Mais l’industriel sud-coréen voit ses chiffres de ventes reculer fortement : 61,4 millions de téléphones mobiles livrés, contre 77,7 millions en 2013. A l’inverse, Apple continue de monter en puissance : 30,9 millions d’exemplaires pour l’iPhone, soit 4 millions de plus qu’en 2013 (et 17,7 % du marché).

Absorbé par Microsoft, Nokia conserve la 3e place, mais avec 13,1 % du marché (19,7 millions de téléphones mobiles), contre 14,1 % en 2013 (25,9 millions). Pas de bouleversement dans la suite du classement : Sony reste 4e (8,7 % du marché, à 15,2 millions d’unités) devant LG (5 % ; 8,7 millions).

Si on restreint les mesures au seul segment des smartphones, la part de marché de Samsung chute moins lourdement (- 7,6 points, à 35 %). Sony prend la 3e place avec 10,4 % du marché, devant Nokia/Microsoft (6,9 %).

Pas non plus de changement majeur sur le front des systèmes d’exploitation. Android passe les 100 millions de smartphones équipés en un an (71,2 % du marché), mais se trouve pris entre le marteau et l’enclume. En l’occurrence, la concurrence d’iOS en haut de gamme (21,2 % du marché global pour la plate-forme d’Apple) et celle de Windows Phone en entrée de gamme (6,8 % pour l’OS de Microsoft).

D’après IDC, excepté ces trois systèmes d’exploitation, tous les autres sont menacés de disparition ou de retrait du marché à court terme. En tête de liste, BlackBerry (1 million de téléphones mobiles, soit 0,7 % du marché), suivi de Firefox OS (100 000 téléphones, soit 0,07 % du marché).


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