Smartphones et haut débit stimulent l’Internet mobile

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Ericsson est formel : la maturité des smartphones et des réseaux mobiles à (très) haut débit va progressivement motiver une transition globale des opérateurs télécoms vers un modèle économique articulé autour des données.

En dépit des disparités qui caractérisent l’évolution des réseaux mobiles à l’échelle du Globe, l’avènement du haut débit et la maturité des smartphones auront, à l’horizon 2018, stimulé la transition des opérateurs télécoms vers un modèle économique essentiellement basé sur la data.

Ainsi Ericsson conclut-il la dernière occurrence de son baromètre Mobility Report (document PDF, 28 pages), arrêté au 31 mars dernier.

L’équipementier télécoms suédois entérine le déclin progressif du GSM, amené néanmoins à subsister dans les pays émergents, où moins de la moitié des stations de base émettront en 3G/4G d’ici cinq ans.

Aux antipodes, la plupart des 80 millions de lignes WCDMA/HSPA et LTE ouvertes au 1er trimestre 2013 l’ont été en Europe et Amérique du Nord, locomotives dans le déploiement des réseaux de nouvelle génération.

Outre les smartphones, d’autres appareils mobiles connectés pouvant accueillir des cartes SIM commencent à se distinguer sur le marché : en tête de liste, des PC portables, des tablettes numériques…

… Mais aussi des routeurs mobiles, pour un total de 300 millions de lignes, sur une dynamique de croissance exponentielle, avec des prévisions à 850 millions en 2018, dont une part non négligeable au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est.

Pour autant, les smartphones, qui représentent près de 50% des téléphones mobiles vendus au 1er trimestre 2013 contre 40% un an plus tôt, sont voués à rester le premier vecteur d’utilisation de la 3G/4G.

Ils accompagnent la hausse du trafic – notamment vidéo – sur les réseaux mobiles et la multiplication des forfaits téléphoniques incluant une enveloppe data : 1,7 milliard au dernier pointage, soit une hausse de 45% sur un an, dont 130 millions de nouvelles lignes ouvertes entre janvier et mars.

Mais l’Internet mobile, générateur de valeur pour les opérateurs, suscite aussi la frilosité des utilisateurs finaux, tout particulièrement lorsque ces derniers se trouvent hors de leur pays d’origine, en situation d’itinérance (roaming).

Dissuadés par les surcoûts applicables, de nombreux mobinautes préfèrent couper le cordon.

Seuls se distinguent les professionnels en déplacement, dont les forfaits sont souvent pris en charge par l’employeur.

Témoin une surreprésentation des BlackBerry, qui représentent 65 à 80% des téléphones mobiles connectés en itinérance à l’Internet mobile.

La proportion varie en fonction des réseaux sondés à travers le monde, mais la part de l’iPhone se situe globalement entre 20 et 40%, contre 10 à 15% pour Android… y compris pendant les périodes de vacances, plus propices au roaming.

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Crédit photo : Serhey Nivens – Shutterstock.com


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