‘Software as a service’ : Google prêt à en découdre face à Microsoft

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Selon Gartner, Google veut s’apppuyer sur sa suite bureautique Google Apps
Premium Edition pour pénétrer un marché jusqu’ici dominé par Microsoft.

La nouvelle suite payante d’outils de messagerie et de collaboration de Google devrait faire du tort au modèle développé par Microsoft pour la tarification et la fourniture de services de messagerie d’entreprise et d’autres applications connexes.

Google Apps Premier Edition est une suite d’outils de collaboration et d’applications de productivité personnelles conçue pour les entreprises. Selon une nouvelle étude du cabinet Gartner, elle devrait s’imposer comme la première solution SaaS (“software as a service”) que les entreprises envisageront sérieusement d’utiliser au cours des trois prochaines années

“Les premiers concurrents de Microsoft exigeaient de remplacer directement les services Microsoft Office et Outlook. Ils étaient par conséquent largement évalués selon leur aptitude à émuler les fonctionnalités Microsoft “, estime Gartner dans une note de recherche. “Conformément au principe d’innovation par technologie de rupture que l’on enseigne dans les écoles de commerce, Google Apps crée une nouvelle catégorie capable de coexister avec les produits Microsoft, tout en se distinguant par sa singularité.”

L’étude fait observer que la suite Google Premier Edition, facturée 50 dollars par utilisateur, coûte moins de la moitié du montant que les entreprises dépensent actuellement pour leurs services de messagerie, estimé à 122 dollars. Avec des limitations de stockage bien plus contraignantes.

“Les utilisateurs vont expérimenter Google Apps, l’employer pour une période limitée, pour des projets de collaboration ad hoc, et enfin encourager par le bouche-à-oreille une ‘adoption virale’ par les autres utilisateurs “, précisent les analystes.

“Cette adoption virale se traduira à terme par un engouement des utilisateurs finaux qui exerceront une pression sur les services informatiques pour les encourager à adopter Google Apps”, poursuit Gartner. “Les équipes dirigeantes n’écartent pas la possibilité d’utiliser SaaS (…) et les avantages en termes de coûts offerts par Google Apps viennent étayer cet argument.”

Selon une étude réalisée en octobre 2006 par McKinsey & Co, 61% des responsables de l’information envisagent d’investir dans une technologie SaaS en 2007.

Cette manne s’ouvrira à d’autres sociétés que Google. Toujours selon Gartner, Microsoft, Yahoo, AOL et IBM introduiront des offres SaaS pour concurrencer Google Apps d’ici la fin de l’année. L’offre SaaS de Microsoft, Office Live, ne propose pas d’équivalent à la suite Office, mais les analystes pensent la voir évoluer pour s’imposer à terme comme un oeconcurrent direct? de Google Apps.

“Mais nous pensons que Google l’emportera en termes de rapidité d’évolution des fonctionnalités. D’ici la fin 2010, 30% des entreprises nord-américaines devraient opter pour l’utilisation de Google Apps (ou la solution équivalente de son concurrent) pour au moins une partie de leurs utilisateurs”, ajoute Gartner.

“Jusqu’en 2010, il devrait être difficile pour les concurrents de Google d’atteindre le même niveau et la même efficacité que le Googleplex, seule structure mondiale capable de fournir des services SaaS”, prédit le cabinet d’études. “Nous pensons que les fonctions de collaboration de Google Apps évolueront à la ‘vitesse d’Internet’. Attendez-vous à ce que des améliorations soient apportées à Google Apps tous les mois ou tous les trimestres.”

Pour autant, les analystes font remarquer que la suite Google Apps n’est pas encore prête à être proposée comme option de collaboration SaaS pour la majorité des entreprises.

C’est une version 1.0 et à ce titre, il lui manque certaines fonctionnalités clés, comme la disponibilité hors ligne. De plus, les coûts annuels peuvent dépasser 50 dollars par utilisateur après facturation des frais d’intégration, d’introduction, de surveillance et d’extras comme l’archivage ou la synchronisation de calendrier”, précise Gartner.

Traduction d’un article de Vnunet.com en date du 28 février 2007


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