Sony restructure sa division électronique, essoufflée

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Le groupe japonais, qui a revu ses objectifs financiers à la baisse, va supprimer 10 000 emplois et fermer onze usines en deux ans.

Affaiblie par la concurrence, la division électronique de Sony est au plus mal. Pour relancer cette activité qui pèse sur ses comptes, le groupe japonais envisage de se concentrer sur quelques produits compétitifs : les équipements haute définition, le matériel mobile et les semi-conducteurs. Il entend, par ailleurs, combler le manque à gagner résultant de ce changement de stratégie en renforçant sa division jeux et loisirs. Le constructeur de la Playstation prévoit ainsi de sortir sa prochaine génération de console plus tôt que prévu, au printemps 2006.

Sony espère au final redresser sa situation financière. Il souhaite notamment atteindre, à la fin de son exercice fiscal 2007, un chiffre d’affaires de 58,8 milliards d’euros pour une marge opérationnelle de 5%. Pour atteindre ses objectifs, le groupe japonais, qui emploie 151 400 personnes, entend réduire ses coûts de 1,47 milliard d’euros en taillant dans ses effectifs. Il procédera sur la période à la fermeture de 11 de ses 65 usines et au licenciement de 10 000 employés, dont 6 000 japonais.

Changement de tête en Europe

Les têtes commencent déjà à tomber au sein de la filiale européenne du groupe. Chris Deering, le président de Sony Europe, a annoncé sa démission, officiellement pour se lancer dans une entreprise familiale aux Etats-Unis. Il sera remplacé, dès novembre prochain, par Fujio Nishida, l’actuel vice-président de la maison mère chargé du marketing des produits électroniques.

Pour l’heure, Sony a revu à la baisse ses prévisions de résultats pour son exercice fiscal en cours. Il table dorénavant sur une perte nette de 73,7 millions d’euros, contre un bénéfice de 73,7 millions initialement prévu.


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