Sparrow : iSuccess story à la française

EntrepriseMobilitéOS mobilesSmartphonesStart-up

L’éditeur français du logiciel Sparrow, client de mail pour MacOS, renouvelle son succès sur iPhone. Il a été repéré par Kima Ventures (fonds de Jeremie Berrebi et Xavier Niel).

Le client mail Sparrow a été un succès important sur Macintosh l’an dernier.

L’éditeur éponyme a renouvelé l’expérience en proposant une application iPhone. Un hit instantané.

La société est issue de la rencontre de Viêt Hoà Dinh, développeur qui a travaillé 10 ans chez Apple et qui est à l’origine du logiciel, avec Dominique Leca, un entrepreneur formé à HEC intéressé par les applications iPhone.

Leur aventure start-up, qui a débuté en 2010, a permis de lever 200 000 euros en 2010 auprès de Kima Venture (le fonds d’investissement de Jérémie Berrebi et de Xavier Niel), et de recevoir l’aide de Dave Morin (Facebook Connect) et de Lauren Brichter (Tweetie) pour leur projet.

Aujourd’hui, la jeune Web-compagnie s’auto-finance largement, portée par le succès de leurs logiciels, selon Le Figaro.

Leur premier produit, Sparrow pour Mac, a ainsi conquis 150 000 utilisateurs depuis fin 2010 (prix : 7,99 euros le logiciel).

Mais le succès ne s’arrête pas là : l’application iPhone, lancée la semaine dernière, a été un succès instantané.

Elle s’est immédiatement installé à la tête des classements français et américain de téléchargement, et étant encore dans le top 10.

Vendue 2,39 euros (2,99 dollars), l’application mobile Sparrow  réussit à moderniser le concept de client mail en y regroupant tous les contacts des réseaux sociaux, en prenant avantage des interfaces tactiles et en simplifiant le design au maximum pour ne pas surcharger l’espace restreint des écrans de smartphones.

Il manque néanmoins la fonction push, Apple n’ayant pas donné l’autorisation d’exploiter ce mode aux applications tierces.

Pour contourner le problème (comme le fait l’application Gmail), Sparrow devrait conserver sur ses serveurs les identifiants de connexion de ses utilisateurs et servir d’intermédiaire.

Mais la jeune pousse a bien conscience que les risques de sécurité sont trop importants avec ces données personnelles, et refuse de tenter le diable.

Elle encourage plutôt ses fans à faire part à Apple de leur volonté d’obtenir le push pour tous.

Une cause pas forcément perdue. Après tout, il y a à peine 1 an une application comme Sparrow, “qui mime une fonctionnalité de base de iOS“, était interdite par les contrats imposés par Apple aux développeurs.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur