Spécial N+I : première démonstration de l’UMTS

Mobilité

Lucent Technologies, qui conçoit et commercialise des réseaux de communication pour les premiers opérateurs mondiaux, a présenté pour la première fois au monde au salon Networld+Interop une transmission de données multimédias sur un équipement commercial UMTS. De son côté, Bouygues Télécom se félicite de ne plus participer à la course à la 3G.

“Les communications mobiles de données à haut débit fonctionnent”, a déclaré John Marinho, vice-président de la division Mobility Solutions Group de Lucent. Cette phrase devrait apporter un peu de soulagement aux opérateurs ayant dépensé des milliards de francs dans l’achat d’une licence 3G. Toutefois, Lucent – qui a présenté ses services Internet mobiles comme la messagerie instantanée, la transmission audio/vidéo en temps réel, ainsi qu’une interface de navigation Web à haut débit et des services de bureau mobile – ne dit rien quant aux débits proposés. Toutes ces applications sont accessibles depuis MiLife, la solution de portail mobile de Lucent compatible avec un réseau UMTS. SFR utilise d’ailleurs pour le moment MiLife pour son programme de tests de services UMTS.

Alors que Lucent communique sur ses réussites dans l’UMTS, Martin Bouygues, le président de Bouygues, se félicite de ne pas avoir acquis de licence UMTS aux conditions tarifaires proposées. Il a par ailleurs déclaré lors de son dernier conseil d’administration : “Le marché de la téléphonie mobile est en forte croissance et son avenir reste prometteur. Nous nous félicitons de ne pas nous être lancés dans une politique de conquête de parts de marché à tout prix et dans l’acquisition de licences UMTS à des coûts que tout le monde s’accorde aujourd’hui à juger déraisonnables.” Difficile de décrypter la stratégie de Bouygues en matière de télécommunications 3G. Après avoir annoncé son retrait de la course au marché de la téléphonie de 3e génération (voir édition du 30 janvier 2001), puis son désir de se porter candidat lors d’un deuxième tour (voir édition du 1er février 2001), Martin Bouygues semble semer quelque peu la confusion quant à sa volonté de s’engager réellement dans l’UMTS.


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