Springer a du mal à placer SeLoger.com sous son toit

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Le conseil de surveillance de SeLoger.com rejette l’offre d’achat du groupe Springer, jugée sous-évaluée. Cela bouge dans le capital éclaté du groupe spécialisé dans l’immobilier en ligne.

SeLoger.com dans le giron du groupe Springer, ce n’est pas acquis.

Le 15 septembre, le conseil de surveillance du groupe français spécialisé dans l’immobilier en ligne a estimé que “l’offre d’achat d’Axel Springer ne reflétait ni la valeur intrinsèque ni les perspectives de croissance de la société.”

Dans le cadre de son OPA, l’éditeur allemand proposait 34 euros par action Seloger.com (ce qui fait ressortir une valorisation de 566 millions d’euros).

La bataille risque d’être plus longue que prévu au regard de l’actionnariat éclaté du groupe Seloger.com.

Springer déclare néanmoins qu’il serait parvenu à mettre le grappin sur 12,4% du capital de la société française au prix de 34 euros par action (soit un investissement de 70 millions d’euros).

Selon Reuters, il s’agirait notamment des participations des deux co-fondateurs Amal Amar (5,89%) et Denys Chalumeau (5,15%) qui ont accepté de céder leurs parts avant le lancement de l’OPA.

Mais un actionnaire de poids comme Bernard Arnault qui détient 9% du capital de Seloger.com à travers une holding (Le Peigné) aurait refusé l’offre de Springer.

Tandis que le fonds d’investissements australien Caledonia a renforcé sa position en quelques jours en passant de 8,51% à 10,68% dans le capital de SeLoger.com et devient du coup le deuxième actionnaire de référence.

“Seloger.com précise que son conseil de surveillance a constaté l’absence de communication des termes de l’accord de cession d’une participation d’environ 12,4% du capital de la société. Il mentionne aussi l’absence de la date de dépôt du projet d’offre annoncé par l’éditeur allemand”, peut-on lire dans le communiqué financier en date du 15 septembre.

Seloger.com indique que “pour prévenir toute situation de conflit d’intérêt du fait de leur accord avec le groupe Axel Springer AG”, deux membres du conseil de surveillance du groupe (Amal Amar et et Fabrice Robert en l’occurrence) “ne participent donc ni aux débats ni au vote de ce dernier sur l’offre émise par Springer”.


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