SteamOS contre Windows 10 : l’OS de Valve KO au premier round

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Alors que Valve lance ses Steambox évoluant sous SteamOS, les premiers retours laissent un avantage aux PC sous Windows 10 lorsqu’il s’agit de faire tourner des jeux vidéo.

A mi-chemin entre le PC et la console de jeu vidéo, les premières Steambox officielles de Valve sont enfin apparues. L’occasion pour Ars Technica de comparer la plateforme avec un plus classique PC évoluant sous Windows 10.

Selon le site média high tech, les performances des jeux vidéo sous SteamOS sont largement en-deçà de celles obtenues sous Windows 10 (à périmètre comparable).

Cela fait maintenant trois années que Valve a anonncé ses Steambox, des machines de type PC évoluant sous SteamOS (un OS basé sur Linux).

Les développeurs avaient pointé du doigt les difficultés à obtenir les derniers drivers, les outils OpenGL et les moteurs graphiques au même niveau de ce qui existe pour Windows 10. Cela vaut particulièrement pour les jeux dont le développement s’est articulé principalement autour de DirectX.

Un premier jet de testbenches avec l’outil Geekbench 3 (qui a la particularité d’avoir une déclinaison sous Linux) a d’emblée donné un net avantage à Windows en termes de performances. Les opérations en virgule flottante (communément appelée FLOPS) sont ainsi clairement apparues à l’avantage de l’OS de Microsoft.

Pour départager les deux OS, des tests de jeux vidéo récents (c’est-à-dire sortis en 2014) tels que « Middle-Earth : Shadow of Mordor » et « Metro : Last Light Redux » ont été réalisés. Il en ressort que le taux d’affichage est de 21% à 58% (suivant les paramètres d’affichage) plus bas via SteamOS. « Choisir SteamOS par rapport à Windows se traduit donc par un sacrifice d’une part substantielle des performances » pour les jeux les plus exigeants en termes d’affichage 3D.

Un comble quand on sait que SteamOS et les Steambox visent à bousculer Windows, qui reste l’OS de référence en matière de jeux vidéo. De plus, à l’annonce de futurs Steambox, Valve avait indiqué que l’accent serait mis sur une gestion optimisée des performances de chaque machine par l’OS.

Il n’en reste pas moins que l’écosystème de Valve devrait gagner en maturité au fil du temps. De plus, Ars Technica concède que les développeurs de jeux vidéo sont encore souvent peu familiers avec l’environnement Linux.

 » Même s’il s’agit de deux jeux AAA portés sur Linux par leurs éditeurs respectifs, il est possible que les développeurs n’aient tout simplement pas été en mesure d’extraire les meilleures performances du moins courant OpenGL et de l’environnement Linux. Nous estimons que les propres jeux de Valve ne devraient pas avoir ce problème ; s’il y a bien un éditeur qui doit en effet obtenir le maximum de performance de ses portages Linux, ce doit effectivement bien être la compagnie derrière SteamOS elle-même.  »

(Crédit image : Valve)


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