Steek stocke les dossiers en ligne et accumule des fonds

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Le spécialiste bordelais de la sauvegarde en ligne a réalisé un deuxième tour de table de cinq millions d’euros.

Le marché de la sauvegarde en ligne pour les dossiers personnels (photos, fichiers de musique, documents… ) a de l’avenir. Deux fonds d’investissement misent dessus en apportant cinq millions d’euros à Steek : AGF Private Equity (filiale d’AGF et du groupe Allianz) et Innovacom.

Mi-2006, cette dernière société de capital-risque, liée à France Telecom, a déjà investi 2,5 millions d’euros dans cette jeune pousse qui avait initialement retenu Agematis comme dénomination sociale. Steek n’étant que la marque du produit.

Cet apport d’argent frais va permettre, entre autres, à l’entreprise de se diversifier géographiquement et sectoriellement : elle va s’attaquer au marché américain et à celui des opérateurs de téléphonie mobile.

Une base de 1,5 million de clients

Créée en 2002 à Bruges (en Gironde, près de Bordeaux) par trois anciens responsables du groupe Carrefour (Christophe Camborde, Yannick Lacastaigneratte et Arnaud Roudsovsky), Steek propose en marque blanche des plates-formes de stockage en ligne qui sont commercialisées par les fournisseurs d’accès à Internet ou d’autres services Internet.

“C’est ce qu’on appelle, en jargon professionnel, du BtoBtoC”, sourit Jean-Michel Gobet, directeur marketing de Steek. L’entreprise (B comme Business en anglais) fournit une prestation à une autre entreprise, qui la commercialise aux consommateurs finaux (C comme Consumers).

En France, elle travaille avec Neuf (Steek est derrière l’offre Neuf Giga), Alice (Alice Back-up), La Poste (Digicoffre), Rue du Commerce (Estock), Nordnet (groupe France Telecom)… Au total, 1,5 million de personnes à travers le monde utiliseraient ses services.

Quintupler le chiffre d’affaires en trois ans

Comment expliquer les raisons du succès de l’offre commerciale ? “Nous savons faire du stockage pour pas cher, des logiciels de sauvegarde pour PC avec une interface conviviale et nous savons parler aux FAI. J’ajoute, que nous n’avons jamais perdu un octet de donnée”, détaille Jean-Michel Gobet.

La concurrence sur le segment de la sauvegarde en ligne ne manque pourtant pas. “Une société comme Carbonite, qui vend ses solutions de sauvegarde directement auprès des consommateurs, mais aussi Flickr ou Picasa pour la sauvegarde des photos, répond Jean-Michel Gobet. La start-up clame haut et fort ses ambitions : elle compte quintupler son chiffre d’affaires entre 2008 et 2010 (en passant de 2 à 10 millions d’euros).

Aujourd’hui, la société emploie une petite trentaine de développeurs à Bruges, mais a installé son bureau commercial (sept personnes) à Paris. Ses entrepôts de données sont installés à Bordeaux, Paris, Singapour, ainsi qu’aux Etats-Unis. Steek compte en effet déjà plusieurs clients à l’étranger : Belgique, Danemark, Espagne, Portugal, Singapour, Slovénie…


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