Le “problème du stress” chez France Telecom a fait l’objet d’une analyse qualitative à partir de 500 entretiens individuels de salariés du groupe.
Lundi après-midi, un rapport intermédiaire du cabinet d’expertise Technologia a été remis à Stéphane Richard, le nouveau P-DG de France Telecom, et aux syndicats.
Il confirme la “persistance du malaise social” chez l’opérateur.
Le rapport fournit trois grands axes de travail : “réformer profondément la fonction de ressources humaines”, “revoir le système de management” et “renforcer le sentiment d’appartenance des collaborateurs de France Telecom”.
Avec l’instauration progressive de la nouvelle équipe de direction de l’opérateur, la vague de suicides chez les salariés du groupe, observée fin 2009, ne s’est pas éteinte.
Depuis le début de l’année, on recenserait neuf nouveaux cas, selon Les Echos. Sachant que ces drames ne seraient pas toujours liés aux difficultés professionnnelles.
“Nous avons pris à bras le corps ce sujet [des suicides, NDLR]“, avait déclaré Stéphane Richard, lors de la publication des résultats financiers 2009 du groupe.
Tout en soulignant les tentatives “d’exploitation, de récupération et d’instrumentalisation de ces drames pour nuire à la société” (sans apporter de précisions sur les origines présumées de ces troubles).
Selon Technologia, des mesures de prévention doivent être prises comme un moratoire des ré-organisations et “l’instauration immédiate d’un pôle de compétences de prévention des risques psycho-sociaux, rattaché à la direction”.
Le rapport préconise également la création d’un “réseau de médiateurs-arbitres”, composé d’intervenants extérieurs et collaborateurs de France Telecom et chargé d’écouter les salariés en difficulté.
Dans les points-clés du rapport Technologia retenus par l’AFP, il est également souligné le “manque de compétences relationnelles” du management et la nécessité d’effectuer un suivi personnalisé des évolutions de carrière.
Le contrat social toujours en cours de construction
Fin février, lors de la présentation des résultats financiers 2009 du groupe France Telecom, Stéphane Richard avait abordé la problématique des ressources humaines qui sera intégré dans “un contrat social” dans le cadre du projet d’entreprise présenté “avant l’été”.
Ce “contrat social” a vocation à “accroître les responsabilités des équipes locales”, “favoriser le bien-être au travail”, “restaurer le dialogue social” et transformer France Telecom en “employeur de référence”.
Il est toujours en cours de construction. Un premier accord sur le temps partiel senior a été conclu en novembre 2009.
Le 8 mars, France Telecom a annoncé la signature d’un accord sur le texte “Perspective - emploi et compétences - Développement professionnel – mobilité” concernant les salariés français avec trois syndicats : CFDT, CFTC et la CGT (représentant 55,6 %des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles).
Trois jours auparavant, un premier accord sur “l’équilibre vie privée / vie professionnelle” avait été paraphé. La CFE-CGC, la CFTC et la CGT (43,6 % des suffrages exprimés) ont apporté leur soutien.
Dans le prolongement du “contrat social”, le groupe France Telecom se penche sur d’autres axes de travail : “évolution du modèle managérial”, “ré-humanisation”, “conciliation entre maintien des petits sites et la performance opérationnelle” et “l’amélioration de la qualité du système d’information”.
A consulter également : ITespresso TV : Vidéo : Rapport Technologia - malaise social chez France Telecom (Sébastien Crozier, CFE-CGC/UNSA) en date du 17/12/09
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3 commentaires
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Le malaise va continuer voir empirer car on place à la tête de l’entreprise des dirigeants liés à la secte des grandes fortunes et des grands groupes financiers.
Posté par : Rapenne Guy, le 11 mars 2010 à 17:07Leur seul objectif est l’augmentatation du revenu de l’action FT.
A partir de l’instant où les anciens dirigeants de FT ont détruit le tissu social de l’entreprise, il ne peut plus y avoir de dialogue “sauf celui du sourd” qui conduit à la rupture.
Doù des sorties dramatiques pour les plus faibles et des porte-feuilles bien remplis pour les plus forts et leurs amis.
Quand aux nouveaux dirigeants, on voit ce qu’ils ont fait précedemment dans leurs ministères respectifs. Ce n’est pas la joie pour la masse travailleuse mais pour les les membres de la secte c’est GRAS
Un commentaire tragique sur un sujet tragique qui démontre l’inculture économique incroyable de ce lecteur. Car je suppose que ce monsieur, comme chacun d’entre nous, souhaite des prix toujours plus bas de FT (?), fait ses courses “low cost” de produits Chinois (en majorité) ou offshore (en général), exige de ses modestes placements des rendements corrects (?) et n’accepte pas le chomage de masse qui en découle ? Le problème n’est pas de parler de sectes, de grasses élites (car elles sont d’abord chez nos politiciens de tous bords) mais de savoir si oui ou non on veut une Eurpe puissante industrielle et technologique qui ne matraque pas d’impots ses entrepreneurs en les faisant fuir ailleurs, et qui tient enfin un discour ferme aux pays de dumping social.
Posté par : Bruno DELHAYE, le 15 mars 2010 à 15:49Publicité
Je suis d’accord avec le commentaire de Rapenne Guy, par contre je conseille à Bruno DELHAYE de lire l’article du Canard Enchainé sur Stephane Richard (mercredi 10 mars 2010 page 7) Ce personnage n’est pas du tout là pour faire du social mais une fois de plus pour s’en mettre plein les poches, et placé à France Télécom par son ami le président de la République !
Posté par : concorde28, le 15 mars 2010 à 20:24Et c’est toujours le petit personnel qui trinque…
Pourquoi s’en prendre aux produits chinois…les industriels français sont incapables de faire aussi bien.
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