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Suicides - France Telecom : Didier Lombard prône “un nouveau contrat social”

Lors d'une rencontre avec le ministre du Travail Xavier Darcos, le P-DG de France Telecom a exposé "un plan d’action fort et cohérent" pour endiguer la vague de suicides au sein du groupe.

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La série noire continue chez France Telecom : lundi, une salariée dans une agence Orange de Metz a avalé des barbituriques (Moselle) alors que sa mission commerciale se terminait et qu’elle allait probablement faire l’objet d’une mutation.

Ce nouvel épisode assombrit encore plus le tableau des suicides parmi les collaborateurs de France Telecom. Au 12 septembre 2009, il y a eu 22 suicides et 13 tentatives de suicide répertoriés depuis le début 2008 à France Télécom, selon l’Observatoire non officiel du Stress et de la mobilité forcée mis en place chez l’opérateur.

Mardi matin, lors d’un entretien avec Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, Didier Lombard, P-DG de France Telecom, a présenté “un plan d’action fort et cohérent” pour tenter d’endiguer la vague de suicides et de tentatives. Il prône “l’émergence d’un nouveau contrat social” qui émerge.

Un numéro vert “La ligne du dialogue” a été mis en place : les salariés en difficulté pourront dialoguer avec des psychologues extérieurs à l’entreprise.

La direction de l’opérateur prévoit une première réunion de négociations sur le stress vendredi 18 septembre. Sur désignation des partenaires sociaux, un cabinet extérieur devra établir un état des lieux sur la situation dans France Telecom.

Selon les voeux de Xavier Darcos, le Comité National Santé Hygiène Sécurité et Conditions de Travail se réunira jeudi 24 septembre, en présence de Jean-Denis Combrexelle, Directeur Général du Travail (ministère du Travail).

Face à la situation d’urgence, l’opérateur a décidé de suspendre les mobilités géographiques ou professionnelles des personnels jusqu’au 31 octobre prochain “afin de réexaminer les conditions de leur mise en œuvre”.

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3 commentaires

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  1. Les suicides en série à France-telecom, après ceux de Peugeot, Renault, EDF etc sans compter tous ceux dont on ne parle pas mettent en lumière un aspect très interessant du nouveau management : ce qu’on appelle sans doute la personnalisation du parcours professionnel.
    En fait, c’est la question de l’intériorisation.
    On est passé d’une époque où on travaillait pour le “patron”, aux ordres du patron, en suivant les directives du patron, à une époque où on intériorise les buts, les exigences du patron au point que le patron disparaît concrètement.
    Ayant embrassé complètement tout ce que le management produit comme idéologie, l’ayant faite sienne, se jugeant par rapport à elle, sans échappatoire - même quand cette idéologie est des plus aberrante - l’employé ne peut qu’entrer dans un processus d’autodestruction de lui-même.
    Le nouveau management a su retourner à son profit l’évolution dans le monde du travail : individualisation, responsabilisation, interessement. Très pervers.

    Ce qui signifie que, selon moi, il faudrait retouver le chemin de la solidarité, des discussions entre employés ; le chemin de la responsabilisation et de la remise en cause des donneurs d’ordre - quand on veut que je veuille, ce n’est pas moi qui veut - et surtout le chemin de la désindividualisation : ne plus s’attribuer la faute, le but, et les obstacles.
    Trop d’investissement dans le travail, c’est pas bon !
    En faire une chose personnelle, c’est encore moins bon.
    Et quand c’est en fonction de critères insufflés par le management, c’est le piège.

  2. On parle de 23 suicides à France télecom sur combien de salariés quel pourcentage ?
    Les abus de dirigeants existent dans beaucoup d’entreprises. Malgré les signalements, les alertes médicales peu d’actions des services concernées sont menées (manque d’effectifs et de moyens). Ces situations sont souvent connues au delà des milieux professionnels, on en parle dans la rue, dans les zones publics. Ce sont beaucoup de petites entreprises situées dans des zones où l’emploi est rare. Les salariés n’on pas d’autres choix: le chomage ou l’angoisse et le stress.
    J’écris parce que cette situation je l’ai vécue, trois ans après je suis toujours en colère. Aujourd’hui on a les moyens, on sait et on ne fait rien. Légiférer n’est pas une solution, cette situation devrait être réglée par les chefs d’entreprises eux même au sein de leur syndicats ou autre organisation. Ces attitudes nuisent à leurs images.
    Il y a un an j’ai été solliciter par un employeur. J’ai refusé plusieurs fois, j’ai fini par accepter la surenchêre (j’étais bien dans mon entreprise ). Des promesses m’avaient été faites, au niveau professionnelle ça correspondait à une evolution de carrière. Rien n’a été tenu, je me suis retrouvé dans une entreprise où l’organisation et les rapports étaient d’un autre temps. (je n’avais jamais rencontré et vu ce genre de comportement). D’un commun accord on s’est séparé…
    J’ai changé de type d’emploi, mon ancien travail me manquait je me suis donc mis en recherche d’un poste similaire. A ma grande stupéfaction, les renseignements fournis à mes recruteurs par mon ancien employeur étaient négatifs. Je sais aujourd’hui que je ne retrouverais pas cet emploi.
    C’est un travail que j’aimais, j’ai eu tord de répondre favorablement à un individu …Je ne me suis pas assez renseigné comme font les recruteurs.
    Rester impuissant face à ce comportement est frustrant et révoltant.

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  1. Ma femme 3e dépression. Le but dégouter le personnel pour qu’ils s’en aillent. Une si belle entreprise devenu ce quelle est c’est monstrueux. Les médecins du travail à FT ne font qu’une chose c’est essayer de dégouter ce qu’ils souhaient reprendre une fois qu’ils sont guéries. Un paradoxe, qui en dit long sur les consignent qu’ils reçoivent.

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