Suisse : la fusion entre Orange et Sunrise n’aura pas lieu

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La Commission de la concurrence suisse interdit le rapprochement entre France Telecom – Orange et Sunrise (groupe TDC). Principal motif : la concurrence sur le marché mobile serait tuée.

Les ambitions de France Telecom – Orange en Suisse sont contrariées.

La Commission de la concurrence (COMCO) vient d’interdire la fusion de la branche locale du groupe télécoms français avec Sunrise Communications AG.

“La société issue de la fusion aurait créé, conjointement avec Swisscom, une position dominante collective sur le marché de la téléphonie mobile. De plus, l’opérateur de réseau le plus actif aurait disparu du marché”, explique l’organisme de régulation de la vie économique en Suisse.

Dans son projet de rapprochement initial, France Telecom affichait son intention d’intégrer Sunrise dans son réseau.

Mais la COMCO se dresse devant le groupe acquéreur après un “examen approfondi”.

Voici son analyse : “Suite à la fusion [France Telecom + Sunrise, ndlr], il ne serait resté en Suisse que deux opérateurs de téléphonie mobile disposant d’un réseau propre [le deuxième étant Swisscom]”.

Tout en poursuivant : “Ces deux entreprises se seraient alors trouvées dans une position dominante collective, susceptible de supprimer la concurrence effective, sans que de nouveaux entrants sur le marché n’aient pu exercer un pouvoir disciplinant.”

Pour résumer, la COMCO préfère le stand-by avec “trois opérateurs de réseau”, qui permet de maintenir “un certain dynamisme sur le marché suisse de la téléphonie mobile (…) ouvert à d’éventuelles innovations”.

De leur côté, France Telecom et TDC (maison-mère danoise de Sunrise), qui avaient évoqué le rapprochement de leurs activités en Suisse dès novembre 2009, se déclarent “déçus et surpris par cette décision” de l’organe de régulation.

“L’entité combinée serait en position d’investir de façon significative dans ses réseaux et d’améliorer l’expérience des clients. Les synergies identifiées en liaison avec cette opération permettraient à l’entité combinée d’offrir des tarifs plus attractifs, des produits et services innovants ainsi qu’un meilleur accès à un réseau de communications international”, soutiennent les deux groupes télécoms dans un communiqué de presse commun.

L’argumentaire a visiblement fait chou blanc devant les autorités suisses. “France Telecom et TDC vont évaluer les options à leur disposition, en vue de la préparation d’éventuelles prochaines étapes”, indiquent les deux groupes télécoms qui doivent remodeler leur forme de partenariat stratégique. S’ils persistent dans cette voie.


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