Sun Microsystems décline Startup Essentials en France

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Le groupe de Jonathan Schwartz veut aider les jeunes pousses françaises à se développer.

Qu’on se le dise, Sun Microsystems aime les start-ups, et plus particulièrement le potentiel qu’elles représentent pour l’avenir. Le groupe entend faciliter le développement de ces entreprises pour “bâtir l’écosystème dans lequel il souhaite se développer”, a expliqué ce matin Bruno Hourdel, directeur marketing France de Sun.

La recette, qu’il applique aux Etats-Unis auprès de 1500 entreprises depuis novembre 2006, passe par un soutien matériel et technologique à ce type de sociétés, dans le cadre du programme Startup Essentials. Déjà décliné en Inde et en Chine (au printemps 2007), puis au Royaume-Uni et en Israël (fin 2007), ce programme vient d’être élargi aux sociétés françaises, canadiennes et allemandes.

Toute entreprise dont la création remonte à moins de quatre ans peut poser sa candidature en ligne, à condition qu’elle soit inscrite au registre du commerce, qu’elle emploie moins de 150 salariés (les entreprises individuelles sont acceptées) et qu’elle soit basée en France. Sun espère en recruter 500 dans l’Hexagone d’ici la fin de l’année.

Serveurs à prix préférentiels, support et logiciels

Quelle sera l’assistance de Sun ? “Le groupe offrira son aide sur quatre niveaux”, résume Sharon Moore, directrice marketing partenaires de Sun sur la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). “Il leur proposera, tout d’abord, des serveurs et des solutions de stockage à des prix très serrés”, explique-t-elle (les remise offertes iront de 20 à 50%).

Elle s’empresse immédiatement de préciser que les heureux élus seront libres d’utiliser le système d’exploitation serveur de leur choix, qu’il s’agisse de Solaris (le système de Sun), de Windows ou de Linux. Idem pour les processeurs, avec la mise à disposition de “machines x86 basées sur des architectures AMD ou Intel”, en sus de la gamme Sparc de Sun.

Le groupe leur offrira également – gratuitement – des logiciels et une assistance technique, par e-mail ou sur des forums dédiés. Enfin, “pour les start-ups qui ne veulent pas créer leur propre centre d’hébergement”, il proposera des services d’hébergement à un prix intéressant (en partenariat avec NTT Europe, NaviSite et Layered Technologies).

Pas de soutien financier

En revanche, contrairement à ce qui est pratiqué par d’autres éditeurs (comme Microsoft, avec le programme IDEES), Startup Essentials ne comporte pas de volet financier, du moins pour l’instant. “Nous avons bien entendu la capacité en interne de surveiller les start-ups dans lesquelles nous souhaitons investir. Mais le programme n’inclut pas de mise à disposition de ‘cash’ pour les entreprises qui le rejoignent”, selon Bruno Hourdel.

“Aux Etats-Unis, Startup Essentials s’accompagne d’une autre offre, en partenariat avec des investisseurs en capital-risque. C’est plutôt de la mise en relation et c’est quelque chose que nous sommes en train d’étudier”, ajoute de son coté Sharon Moore.

Pas de contrepartie à l’assistance matérielle et logicielle

Quant aux éventuelles contreparties qui pourraient être demandées aux jeunes pousses bénéficiant de l’aide de Sun, Bruno Hourdel affirme qu’“il n’y en a aucune” et que les start-ups ne signent “aucun engagement”.

Enfin, à noter que Sun a profité de sa conférence de presse pour mettre en avant le récent rétablissement de sa situation financière. Un “assainissement” marqué par l’annonce récente d’un doublement du bénéfice net attendu pour le deuxième trimestre de son exercice 2007/2008, clos fin décembre, qui devrait atteindre entre 230 et 265 millions de dollars (contre 133 millions à la même période un an plus tôt). Son directeur marketing a par ailleurs affiché une “réserve de cash de 5,94 milliards de dollars” pour mener ses emplettes. “MySQL en est une… Il y en aura peut-être d’autres”, conclut-il.


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