Sun s’appuie sur Linux pour contrer Microsoft

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Linux sera au coeur de la stratégie de Sun au cours des prochains mois et ce sur l’ensemble de ses solutions. Scott McNealy, le PDG de Sun, a confirmé hier que la société se tournait résolument vers le monde de l’Open source afin de faire face à l’hégémonie de Microsoft.

Sun n’a jamais caché son intérêt pour Linux, notamment avec la sortie de sa suite bureautique StarOffice 6 (voir édition du 3 septembre 2001) ou avec le développement d’un PC de poche tournant sous l’OS libre (voir édition du 18 juillet 2001). Mais c’est la première fois que le constructeur californien souhaite, à côté de sa solution propriétaire Solaris, s’appuyer pleinement sur une solution Open source, au risque de remettre en question l’avenir de Solaris. Car si Sun a estimé que Linux représentait une alternative viable aux systèmes d’exploitation Windows de Microsoft, il devient de fait concurrent de Solaris. La firme annonce cependant vouloir améliorer la compatibilité entre Solaris et Linux.

Sun annonce ainsi qu’il va commercialiser une nouvelle gamme de serveurs à bas prix utilisant le système d’exploitation libre Linux. La firme donnera en milieu d’année des détails supplémentaires sur la nouvelle gamme de serveurs, basés sur des microprocesseurs Intel. Par ailleurs, Sun a annoncé son intention de fournir une nouvelle version Linux de son serveur d’applications, iPlanet Application Server. Supportant d’ores et déjà les plates-formes telles que Solaris, Windows, IBM AIX, HP-UX et OS/390, Sun poursuit son engagement vers le support multiplate-forme au sein de l’environnement logiciel Sun ONE. La société devrait par ailleurs lancer des versions Linux de ses serveurs Sparc. Le domaine du stockage ne sera pas oublié puisque Sun veut faire porter Linux sur sa gamme Storedge. Enfin, le constructeur adoptera l’interface graphique Gnome 2.0 pour Solaris lorsque celle-ci sera finalisée. Elle devrait l’être d’ici à la fin de l’année.

Un engagement total

Scott McNealy, le PDG de Sun, cherche à montrer clairement aux analystes financiers son engagement dans l’Open source. Il ne s’agit plus de cantonner Linux dans des solutions périphériques telles que des serveurs Web ou de messagerie, mais de porter l’ensemble de ses solutions sous Linux. Plus par nécessité que par dévotion envers l’Open source, Sun semble finalement croire que sa seule façon de contrer Microsoft est de s’appuyer sur Linux.


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