Suppression de contenus illicites : Google joue “la transparence”

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Dans son rapport semestriel sur la “transparence”, Google analyse les demandes de suppression de contenus. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont très actifs.

Quels Etats se montrent les plus interventionnistes en termes de suppression de contenus sur Internet ?

Google diffuse son baromètre dédié (“Transparency Report“) qui couvre la période deuxième semestre 2010.

Toutes les requêtes gouvernementales à l’encontre de contenus Internet jugés illicites et adressées à Google ont été compilées sous la forme d’un tableau récapitulatif.

Evasif sur le sujet, Google s’y est repris à deux fois pour publier sur ses blogs officiels cette infographie qui analyse les pays au cas par cas.

Premier constat : les Etats-Unis et le Royaume-Uni n’abaissent pas leur garde en terme de propos jugés diffamatoires, à caractère sexuel, injurieux ou menaçant l’intégrité des individus.

En se concentrant sur le cas de l’Angleterre, 93 518 demandes ont été formulées. Elles ont abouti à 93 360 retraits effectifs de contenus. La plupart concernaient des publicités mensongères, supprimées sur demande des autorités locales.

La Corée du Sud arrive en tête sur le continent asiatique. Les quelques 32 000 demandes d’examen concernaient essentiellement des révélations illicites de numéros d’identité nationaux.

Au Brésil, les compteurs de Google se sont affolés pendant la campagne présidentielle.

Les contenus diffamatoires et de propagande se sont multipliés, notamment sur la plate-forme de vidéos en ligne YouTube.

La politique qui a également fait des siennes en Italie, où une vidéo simulant l’assassinat de Silvio Berlusconi a été radiée sur demande des Carabinieri.

Autre enseignement issu de ce Transparency Report : aux Etats-Unis, Google a été sollicité à près de 5000 reprises pour l’obtention d’informations relatives à des internautes. 94% de ces requêtes ont été partiellement ou totalement satisfaites.

En France, on compte à peine un millier pour ce type de demandes. 56% ont abouti à la divulgation des informations sollicitées.

Google assure que chaque démarche, initiée par des particuliers comme par des instances juridiques, est analysée au cas par cas pour respecter l’esprit et la lettre des lois en vigueur.

Parmi les motifs de plainte récurrents, la diffamation arrive en tête, devant l’exposition à des contenus pornographiques, les atteintes à la sécurité nationale, les incitations à la haine ainsi qu’à la violence.

Dans le groupe, c’est le moteur de recherche qui est concerné en premier lieu, puis la plate-forme de blogging Blogger et le service vidéo YouTube.

En France, un cas d’usurpation d’identité a été recensé sur Gmail.


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