Technologies de reconnaissance : IBM rachète Language Analysis Systems

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Le groupe high-tech ajoute à son portefeuille une technologie de reconnaissance multilingue des patronymes.

IBM s’offre, pour un montant non dévoilé, le petit éditeur américain Language Analysis Systems (LAS). Créée en 1984, cette société, qui compte une vingtaine de salariés, est à l’origine d’une solution de reconnaissance des noms de famille en plusieurs langues. Cette technologie analyse les variations culturelles, mais aussi les surnoms, les titres, les changements de formats ou les éventuelles erreurs typographiques qui interviennent le plus souvent sur près d’un milliard de noms de famille.

La solution de LAS est notamment destinée aux banques, assurances ou administrations qui souhaitent combattre la fraude ou le blanchiment d’argent en identifiant les individus employant différentes variations de leurs noms de famille pour masquer leurs identités réelles, mais aussi parfois en effectuant des recoupements avec des bases de données d’individus recherchés par la police. Elle peut également être utilisée par des sociétés comme les compagnies aériennes pour rechercher les éventuels problèmes de réservation, en repérant les passagers qui sont enregistrés sur deux vols simultanés par exemple.

Cette application de reconnaissance multiculturelle des noms est déjà utilisée par une quarantaine de clients dans le monde, principalement dans l’administration et le secteur de la finance.

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Il s’agit de la dix-septième acquisition dIBM depuis 2001 dans le domaine de la gestion de l’information. A l’instar des rachats des éditeurs iPhrase (voir édition du 4 novembre 2005) ou de SRD, cette dernière acquisition s’inscrit dans la stratégie de développement du portfolio du logiciel de gestion de l’information du groupe, un secteur auquel IBM a dernièrement annoncé qu’il allait consacrer près dun milliard de dollars sur trois ans (voir édition du 20 février 2006).

La solution LAS sajoute à celles d’AlphaBlox, d’Ascential (voir édition du 14 mars 2005), de ProfileStage ou encore de DWL, quatre éditeurs qui disposaient, entre autres, d’applications de reconnaissance des profils d’utilisateurs et qui sont tombés respectivement dans le giron du groupe en juillet 2004, mars 2005, septembre 2005 et avril 2005.


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