Technologies : Fleur Pellerin veut faire la jonction entre la Corée et la France

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Fleur Pellerin se tourne vers le secteur privé et crée une entreprise pour accompagner les investisseurs high-tech coréens en France.

L’ancienne ministre Fleur Pellerin quitte le secteur public pour se lancer dans l’entrepreneuriat dans le privé. Tout en gardant un œil sur les technologies, un domaine qu’elle a creusé en particulier en occupant les fonctions de ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique (premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault) dans la période mai 2012 – avril 2014.

En confirmant les informations diffusées dans le JDD, Fleur Pellerin a annoncé sur sa page Facebook qu’elle souhaite « renoncer au bénéfice du statut de la fonction publique afin de mener un projet de création d’entreprise » en publiant la lettre destinée au Président de la République François Hollande.

Après « 15 ans d’engagement dans l’administration », elle compte « aborder ses activités à venir dans un état d’esprit marqué par un engagement total »et renonce par conséquent aux fonctions de magistrate à la Cour des Comptes à compter du 15 août.

La Haute Autorité de la transparence de la vie politique, qui a vocation à vérifier l’absence de conflit d’intérêt pour les fonctionnaires qui souhaite poursuivre leur parcours professionnel dans le secteur privé, a été consultée et a émis un avis favorable.

Selon l’AFP, Fleur Pellerin va créer une structure baptisée Korelya, afin d’accompagner les investissements coréens en nouvelles technologies dans l’Hexagone. Un marché et un pays qu’elle connaît bien au regard de son parcours personnel. Née à Séoul mais abandonnée peu après sa naissance, Fleur Pellerin a été adoptée à 6 mois par une famille française. En occupant des fonctions ministérielles souvent tournées vers l’international et en ayant créé le Label French Tech, elle dispose d’une certaine aura médiatique dans son pays natal.

Le timing est bon au regard du resserrement des liens économiques entre la France et la Corée du Sud. A travers la filiale CDC International Capital (CDC IC), un accord avec le fonds souverain KIC (Korea Investment Corporation) a été signé en juin à l’occasion de la visite à Paris de la Présidente de la république de Corée du Sud, Park Geun-Hye, qui est intervenue dans le contexte de l’Année France-Corée 2015-2016.

Une première vague d’investissements est prévu à hauteur de 500 millions d’euros sous la forme de participations dans des entreprises françaises (ETI et PME). Un premier mouvement a été repéré fin juillet dans ce sens avec un financement attribué au laboratoire Ethypharm, selon l’AGEFI.

(Crédit photo : Culture.gouv.fr, novembre 2015)


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