Télé sur ADSL : Free fait sa mise au point

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Choix du format MPEG-2, impossibilité de regarder la télévision sur son PC, ordinateur indispensable pour la sélection des chaînes payantes… Free nous explique les raisons de ses choix techniques ou stratégiques.

“La télé est OK, avec pas mal de chaînes et toutes sans aucun problème.” “L’attente fut longue mais le son, l’image, tout y est….” “Ca y est, tout roule, tout marche, du son, de l’image. Merci aux petits bonshommes Free qui ont travaillé sur le DSLAM pour faire en sorte que ça marche.” A en croire les participants du forum de discussion proxad.free.adsl.tv (réservé aux abonnés), le service de télévision sur ADSL de Free fonctionne de mieux en mieux une semaine après son lancement (voir édition du 27 novembre 2003) même si certains clients subissent encore des désagréments (absence de son, de signal, dysfonctionnement de la télécommande…). Le nombre de chaînes – une trentaine aujourd’hui – progresse vers les cent promises, de nouvelles villes sont couvertes par le service (Lyon, Dijon, Grenoble, Nice et Lille, notamment, depuis ce week-end) et les abonnés (disposant d’une Freebox) situés entre 1 500 et 2 000 m des équipements (DSLAM) de Free sont désormais en mesure de recevoir le signal audiovisuel. Une montée en charge progressive voulue par le fournisseur d’accès. “Le déploiement multicast à cette échelle est une première historique”, souligne Michael Boukobza, directeur général adjoint de Free, pour justifier l’ouverture graduelle du service. L’occasion de lui poser trois questions sur les choix techniques de diffusion.

Pourquoi avoir choisi le MPEG-2 comme format de compression ? Un format plus optimisé, comme le Mpeg-4, n’aurait-il pas été mieux adapté à la diffusion par Internet ?

Le MPEG-2 est la technologie la plus mature et la plus employée, notamment sur le satellite et le câble. D’ailleurs, nous ne constatons pas d’écart de qualité au niveau de l’image entre ce qu’on obtient à partir de la Freebox et ce qu’on trouve sur le satellite ou le câble. Nous avons préféré faire un choix classique sur une technologie classique. Remarquez qu’il n’existe pas de déploiement à l’échelle industrielle du MPEG-4 qui confirmerait le bon fonctionnement de ce format.

Pourquoi ne pas permettre l’affichage du flux vidéo sur l’ordinateur ?

Nous l’avons toujours dit : on navigue sur Internet par le modem, on téléphone avec un téléphone et on regarde la télévision sur un poste télévisé. D’autre part, c’est aussi une question de droits : nous passons des accords avec des éditeurs pour diffuser leur contenu sur la télévision, pas sur un ordinateur. Je ne suis d’ailleurs pas certain que la qualité obtenue sur un écran d’ordinateur serait aussi optimale que sur la télévision. Et j’ignore si ça intéresse beaucoup de monde.

Peut-on se passer d’ordinateur pour bénéficier de l’offre TV ADSL de Free ?

Dans l’absolu oui, si l’on se contente de choisir le bouquet de base composé de chaînes gratuites. En effet, il faut passer par le site Web dédié pour effectuer la sélection des chaînes payantes. Nous devrions d’ailleurs annoncer cette semaine les tarifs de ces programmes payants. Mais en 2004, nous mettrons en place une interface pour pouvoir sélectionner ses chaînes payantes directement à partir de la télévision, sans passer par l’ordinateur.


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