Free voudrait revisiter l’univers du jeu vidéo avec sa Freebox

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Une page Web mise en ligne un peu trop hâtivement a dévoilé le pot aux roses : Free serait sur le point de transformer sa Freebox en console de jeux.

Après avoir transformé sa Freebox en hotspot, Free s’apprête à la faire muter en console de jeux.

Freenews a repéré une page Web mise en ligne pendant quelques minutes qui présentait un service de jeux vidéo accessible sur la set top box de Free.

Les abonnés pourraient notamment jouer aux différents jeux proposés par Free sur la plate-forme et ce, grâce à la télécommande de la Freebox HD prévue pour supporter les fonctionnalités d’une manette de console de jeux.

Si rien n’a filtré du côté de l’opérateur, il pourrait être donné la possibilité de télécharger et d’émuler des roms (images) sur sa Freebox HD. Une ouverture aux développeurs tiers par le biais d’un kit de développement (SDK) serait également prévue.

Avec de tels services, ceux qui se demandaient à quoi pourrait servir la fibre optique jusqu’à l’abonné ont un début de réponse.

Un terrain mouvant sur le front juridique ?

Néanmoins, le retard de l’annonce de la sortie de ce nouveau service est peut-être lié à des questions juridiques.

“L’exploitation de jeux vidéo sous la forme de ROMS qui juridiquement s’assimilent à des œuvres de l’esprit et plus particulièrement à des logiciels ainsi qu’aux autres composantes du jeu vidéo (graphismes, musiques, scénario, etc.) protégés par le Code de la propriété intellectuelle, nécessite l’autorisation préalable des ayant droits, le plus souvent les éditeurs de jeux”, explique Frédéric Sardain, avocat à la Cour.

“Si Free ne dispose pas d’une autorisation contractuelle de la part des éditeurs, l’entreprise se rend coupable d’actes de contrefaçon, dans la mesure où elle mettrait à disposition du public des œuvres de l’esprit sans autorisation”, poursuit-il.

Interrogé par ITespresso.fr, un porte-parole du Syndicat des éditeurs de logiciel de loisirs (SELL) met en garde : “nous veillerons bien entendu au respect du droit et nous serons prêts à engager des poursuites si nécessaire.”

La logique voudrait donc que Free est préalablement passé des accords avec tous les éditeurs des jeux considérés avant de lancer ce nouveau service.

Dans la page mise en ligne hâtivement et qui présentait le service, Free a sans doute pensé à ce détail en conseillant de télécharger des ROMS sur des plates-formes web légales telle que DCEmu (PDroms). En attendant sa propre offre ?…


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