Télécoms : embouteillage vidéo sur les réseaux mobiles

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Gartner estime que les usages liés à la vidéo représenteront bientôt plus de la moitié du trafic de données sur les réseaux mobiles dans le monde.

Portée par les plates-formes de streaming comme YouTube et les applications de messagerie instantanée telles que WhatsApp, la vidéo représentera bientôt plus de la moitié du trafic data sur les réseaux mobiles dans le monde (60 % à l’horizon 2018).

C’est l’un des principaux constats établis par Gartner dans une étude réalisée en amont du Mobile World Congress, qui se tiendra à Barcelone du 2 au 5 mars prochains. Le cabinet américain estime que le volume de données transmis sur les infrastructures mobiles augmentera de 59 % entre 2014 et 2015, pour atteindre, au global, 51,8 milliards d’exaoctets (51,8 x 1018 octets).

Cette progression est moins importante que les années précédentes (80 % entre 2012 et 2013 ; 71 % entre 2013 et 2014), mais elle reste significative. Le développement des réseaux cellulaires de nouvelle génération – 4G LTE – en est le principal facteur explicatif : la hausse des débits conjuguée à une diminution de la latence ouvrent à de nouveaux usages dits “enrichis” car gourmands en bande passante.

Dans le même temps, l’offre de terminaux compatibles 4G devient plus abordable, sur un marché où règne une guerre des prix autour d’Android. Les opérateurs télécoms suivent la tendance en intégrant de plus en plus de data dans leurs forfaits mobiles. Et en adaptant leur stratégie aux mobinautes, avec par exemple des options de facturation partagée pour certains services (achats “in-app”, streaming sur abonnement…).

Ce sont effectivement les applications qui vont porter la croissance du trafic data sur les réseaux mobiles. Le marché ayant atteint “un certain stade de maturité” selon Gartner, la clé pour les fournisseurs de services réside désormais dans la transparence auprès des utilisateurs et dans la capacité à personnaliser leur expérience.

Le cabinet prédit qu’en 2018, 46 % du trafic mobile passera par les réseaux mobiles, avec une consommation mensuelle moyenne de 5,5 Go par smartphone ; soit trois fois plus que pour les terminaux limités à la 3G+ (42 Mbit/s).

A cette échéance, le réseau LTE sera surtout développé en Amérique du Nord (une connexion sur deux)… alors qu’il ne captera que 3,5 % du trafic en zone MEA (Moyen-Orient – Afrique). Dans ces régions géographiques, c’est surtout le nombre de mobinautes qui va augmenter, entraînant mécaniquement une hausse du trafic data.

Crédit photo : cunaplus – Shutterstock.com


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