Telefonica rachète son homologue O2 pour 26,1 milliards d’euros

Mobilité

Cette acquisition donne naissance au deuxième plus grand opérateur mobile dans le monde.

Telefonica, le puissant opérateur espagnol, a annoncé l’acquisition de son homologue britannique O2 pour un montant de 17,7 milliards de livres sterling (26,1 milliards d’euros). Il crée ainsi le deuxième groupe télécoms mondial dans les services mobiles après Vodafone.

Cette transaction met un terme à des mois de spéculations concernant le futur d’O2, ex-BT Cellent, après l’échec d’une tentative de reprise mi-néerlandaise, mi-allemande au mois d’août dernier.

02 est le principal opérateur mobile au Royaume-Uni mais il ne dispose que d’un nombre restreint de clients aux Pays-Bas et en Allemagne. La cible était plus appropriée pour un acteur souhaitant s’implanter sur le marché britannique.

Telefonica, sixième opérateur mobile mondial, dispose d’une base de clients importante en Espagne et en Amérique latine mais n’avait pas de point d’ancrage en Europe du Nord. Selon les termes de l’accord, O2 sera intégré au sein de Telefonica, tout en conservant sa marque et ses contrats actuels.

“Cette transaction réunit deux groupes qui présentent une forte croissance avec des complémentarités géographiques d’activités significatives”, a déclaré Peter Erskine, PDG d’O2 dans une interview accordée à l’émission BBC Today.

Le dirigeant de l’opérateur mobile estime que ses actionnaires soutiendront cette opération car ils vont réaliser une plus-value de 20% sur le prix actuel de l’action O2.

Telefonica exploite déjà un service mobile i-Mode, comme celui ouvert par O2 en septembre. De plus, c’est un fervent partisan de la technologie standard HSDPA (High Speed Downlink Packet Access), que O2 devrait lancer aujourd’hui.

“La phase d’apprentissage de Telefonica dans la 3G s’oriente désormais vers les services HSDPA. C’est le premier à être testé en Espagne et le projet avance bien”, a déclaré Ignacio Camarero, directeur général chargé du développement chez l’opérateur espagnol.

Fortes de cette fusion, les deux compagnies escomptent des économies de 198,8 millions de livres (293,6 millions d’euros) sur les trois prochaines années.

(Article traduit de Vnunet.com en date du 31 octobre 2005)


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur