Mobile : Orange poursuit l’offensive sur le terrain du prépayé

Régulations
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A compter du 23 août, les souscripteurs aux offres prépayées d’Orange bénéficieront de l’illimité (appels et SMS) entre 21h et minuit, sans surcoût. Une façon d’amenuiser les derniers effets secondaires de la pilule Free Mobile ?

A compter du 23 août, dans le cadre d’une révision des offres prépayées d’Orange, les titulaires de mobicartes seront éligibles à l’illimité de 21h à minuit.

Ce service accessible sans surcoût n’était plus en vigueur depuis l’avènement de formules plus compétitives en réaction de l’éclosion de Free Mobile.

Il suffira, pour en bénéficier, de paramétrer la mobicarte au #123# à la seule condition d’une réserve de crédit, soit au moins un centime d’euro.

En dehors de ce régime d’illimité s’applique une tarification de 0,40 euro la minute (0,54 euro jusqu’alors) et 0,10 euro par SMS (contre 0,135 euro auparavant. Des avantages qui ne concernent pas les détenteurs de forfaits.

Les recharges de 5 à 100 euros sont toujours en vigueur, avec une validité qui s’échelonne de 6 jours à 1 an.

Les options SMS illimités pour une semaine (5 euros) et 100 Mo d’Internet pour la même durée et le même tarif restent également d’actualité au catalogue, tout comme l’accès aux réseaux sociaux ou les appels à l’international au même prix que des communications en Métropole.

A noter toutefois ces deux modalités : ne pas dépasser les 250 correspondants par mois et les 3 heures par appel, à moins d’opter pour une, deux ou quatre semaines d’appels et SMS illimités, respectivement pour 10, 20 et 30 euros.

Autre nouveauté, un accès illimité au service de géolocalisation Orange Maps, facturé néanmoins à hauteur de 15 centimes d’euro pour 10 Ko de données consommées.

Assez pour décréter la fin du purgatoire Free Mobile ? C’est en ce sens que s’est d’ores et déjà exprimé, fin juillet, le P-DG Stéphane Richard, à l’occasion de la publication des  résultats trimestriels du groupe.

Le dirigeant a évoqué un retour à la normale ponctué d’un ralentissement de l’érosion de sa base de données clients et “d’une bonne résistance du mobile en France“, sans pour autant faire état d’une santé de fer.

L’intéressé a toutefois souligné en parallèle le dynamisme de l’offre à bas prix Sosh (367 000 clients au dernier pointage) et l’essor du quadruple play avec la formule Open, qui a réuni 400 nouveaux souscripteurs au printemps, pour atteindre les 2,1 millions d’abonnés.

Quatrième larron de la téléphonie mobile dans l’Hexagone, Free Mobile a toutefois laissé des traces. Les effets secondaires de son arrivée fracassante se font encore ressentir.

Débarqué au début de l’année sous les ordres du commandant Xavier Niel, la fusée allégorique a déstabilisé le trio Orange – SFR – Bouygues Telecom avec deux forfaits compétitifs, de surcroît sans engagement.

L’un de la trempe low cost, à 2 euros par mois pour 60 minutes de communication et 60 SMS ; l’autre pour de l’illimité comprenant un quota de 3 Go de données avec débit réduit au-delà.

Des tarifs qui resteront gravés dans le marbre “pour longtemps“, a promis Xavier Niel.

Nouvel épouvantail des opérateurs télécoms, Free Mobile revendique un portefeuille de quelque 2 610 000 clients constitué durant ses trois premiers mois d’exercice, soit 4% du marché français, pour 97,5 millions d’euros de revenus.

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Crédit image : Copyright ITespresso.fr


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