Télévision sur mobile : un marché qui pèsera 500 millions d’euros en 2013 selon OC&C

Mobilité

Une étude réalisée par le cabinet OC&C estime que le contexte
réglementaire, technologique et les comportements sont propices au développement
de la télévision sur mobile.

Le cabinet de conseil OC&C Strategy Consultants, créé il y a près de 20 ans, établi en Europe, en Amérique et en Asie et qui réalise 30% de son chiffre d’affaires dans les télécommunications, les technologies de l’information et les médias numériques dans des missions de stratégie, d’organisation et d’amélioration opérationnelle, vient de réaliser une étude sectorielle baptisée “2007 : année 0 ou faux départ“. L’étude, dont le site web ne fait aucune mention, porte sur les perspectives et les enjeux stratégiques du développement du marché de la télévision mobile en France tandis que doit être prochainement adopté par l’Assemblée nationale le projet de loi sur la Télévision du futur.

Le contexte est propice au développement de la télévision mobile, explique l’étude. D’abord, il existe un environnement réglementaire favorable. Le projet de loi sur l’audiovisuel qui encadrera dès 2007 l’arrivée des premières chaînes haute définition et de la télévision mobile en broadcast via la norme DVB-H (Digital Video Broadcat Handheld) devrait être voté en janvier 2007 à l’Assemblée Nationale.

Le public prêt à payer 5 à 7 euros par mois pour la télévision sur mobile

Par ailleurs, poursuit l’étude, les conditions techniques sont réunies. Plus de 25 expérimentations technologiques de télévision sur téléphone mobile ont été effectuées en Europe via la norme DVB-H. En France, les tests auxquels ont pris part les trois opérateurs historiques ont touché un millier d’usagers. Le public a manifesté son intérêt se déclarant prêt à payer de 5 à 7 euros par mois pour un service de télévision sur mobile. Les tests ont également permis d’observer la diversité et les plages horaires des usages de même que les contenus favoris.

Autre facteur propice au développement de la télévision sur mobile : les c omportements et les solutions ont atteint un certain niveau de maturité. 95,4% des foyers sont équipés de téléviseurs et plus de 80% des Français utilisent un téléphone portable quotidiennement. La télévision mobile reliera les deux marchés. Enfin, rappelle l’étude, les contenus télévisuels sont de plus en plus adaptés au mobile comme les flashs infos, les clips vidéo, les sketches courts (Kaamelott ou Samantha Oups!) et le web 2.0 (YouTube, MySpace).

Dores et déjà, les téléphones mobiles de dernière génération, la couverture du réseau et la bande passante disponible permettent d’accéder à la vidéo mobile. Mais les offres accessibles sur mobiles passent encore par le réseau UMTS (3G) en mode point par point. La norme DVB-H permettra d’obtenir un mode de diffusion similaire à celui de la télévision hertzienne numérique.

6 millions d’utilisateurs en 2013

Résultat, selon les experts d’OC&C : la télévision sur mobile devrait toucher 6 millions en 2013 d’utilisateurs et représenter un marché de plus de 500 millions d’euros (hors revenus publicitaires). Des chiffres qui pourraient doubler en quatre ans pour dépasser 12 millions d’abonnés et 1 milliard d’euros de revenus en 2017.

Seul écueil à éviter, précise l’étude, la divergence des intérêts des différents acteurs : la tentation de développer leurs propres contenu et d’offrir une couverture indoor pour les opérateurs, la défense par les chaînes d’un modèle gratuit accessible au plus grand nombre pour accroître les revenus publicitaires ou encore la réticence de la part des opérateurs de diffusion à investir sans garantie. Les acteurs de la télévision mobile doivent travailler en coopération, souligne l’étude, sans quoi les investissements d’infrastructure seront difficiles à rentabiliser et toutes les chaînes ne seront pas disponibles partout.

Pour le cabinet OC&C Strategy Consultants, la répartition des revenus générés en France par la télévision mobile doit être “vertueuse“. Le cabinet prévoit que la part des opérateurs de diffusion devrait tourner autour de 200 millions d’euros par an pour une douzaine de chaînes. Le reste, 300 millions d’euros en 2013 et 800 millions d’euros en 2017, resterait à répartir entre les chaînes de télévision et les opérateurs mobiles.


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