Entre piratage et plaintes, Tesla veut limiter les risques de dérapage

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La vidéo d’un piratage d’une berline Model S a obligé Tesla à réagir vite. Pour des raisons de sécurité ou de performance, des recours en justice sont enclenchés.

Plus la notoriété de Tesla s’amplifie, plus la gamme de voitures électriques avec fonctions d’auto-pilotage d’Elon Musk se retrouve sous les feux des projecteurs des médias et de la justice.

Mercredi, la firme californienne déclare qu’elle a déployé un patch de sécurité pour sa gamme de berlines Model S alors que des chercheurs chinois de Keen Security Lab se targuaient d’avoir piraté à distance ce modèle phare (vidéo à l’appui).

Ils ont pris le contrôle à distance du système du toit ouvrant du véhicule, des clignotants et du siège conducteur pivotant. Mais, plus inquiétant en cas de conduite, les chercheurs ont manipulé les essuie-glaces et les rétroviseurs extérieurs.

Dans une vidéo (ci-dessous), on voit ces chercheurs prendre le contrôle à distance de différentes fonctions de la voiture dont les freins, activer le dégivrage des pare-brise et sont parvenus à ouvrir le coffre alors que le véhicule est en déplacement. Voire d’enclencher le frein du véhicule à l’insu du conducteur.

En diffusant ce patch de sécurité, Tesla cherche à minimiser l’impact des découvertes de Keen Security Lab, considérant que les risques pour ses clients étaient très faibles car il faut prendre en compte un contexte particulier de ce POC relatif au piratage de la Model S (il faudrait notamment passer par un réseau Wi-Fi pirate). « Cela ne nous a pas empêché de réagir immédiatement. »

Plaintes contre Tesla

La sécurité demeure un vrai problème et cela peut se retourner contre Tesla. Ainsi, en Chine, un père d’un automobiliste tué le 20 janvier dernier dans un accident à bord d’une Tesla Model S a porté plainte contre le constructeur américain.

Selon l’AFP, il pointerait du doigt des manquements présumés du système de pilotage automatique du véhicule.

Dans une variation de procédure moins dramatique mais toujours liée aux performances techniques, une centaine de propriétaires d’une Tesla S P85D en Norvège vont attaquer Tesla en justice.

Une manière d’exprimer leur frustration de ne pas passer de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes. Comme le constructeur californien s’est engagé dans sa documentation technique et commerciale.

Vidéo de Keen Security Lab sur YouTube :


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