Tesla : ce pilotage automatique qui pose question

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Une nouvelle enquête s’ouvre aux États-Unis concernant un accident de la route qui implique une automobile Tesla dotée du pilotage automatique.

Un peu plus de Tesla à l’agenda de la National Highway Traffic Safety Administration…

La firme d’Elon Musk est désormais suivie sur deux fronts par l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière. Au cœur du débat, le pilotage automatique.

Une première enquête avait été lancée il y a quelques jours à propos d’un accident survenu le 7 mai dernier en Floride. Le dénommé Joshua D. Brown, 40 ans, originaire de l’Ohio, avait trouvé la mort au volant de sa Tesla Model S de 2015.

Selon les enquêteurs, le véhicule a heurté la remorque d’un poids lourd effectuant un virage à gauche au niveau d’une intersection.

Tesla a confirmé ces informations, reconnaissant que le pilote automatique, à l’instar du conducteur, n’avait pas détecté le flanc blanc de la remorque dans un ciel lumineux. Tout en réaffirmant que le dispositif, bien qu’en « constante amélioration », favorisait d’ores et déjà la sécurité sur les routes.

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S’il est acquis que le pilote automatique était activé, ce n’est pas aussi clair pour ce qui est du crash, vendredi dernier en Pennsylvanie, d’un SUV Model X appartenant à un certain Albert Scaglione, propriétaire d’une galerie d’art à Detroit.

L’intéressé, dont le beau-fils a également survécu, prétend que le pilotage était activé lorsque sa voiture a heurté, à environ 170 km à l’est de Pittsburgh, une bordure sur la droite d’une autoroute, pour finir sa course sur le toit après avoir percuté le terre-plein central en béton, comme le relate la presse sur place.

En l’état, Tesla déclare ne pas disposer d’assez de données pour affirmer que le pilotage automatique était bien activé au moment de l’accident.

Le constructeur confirme avoir reçu, le 1er juillet 2016, dans la foulée du crash, une alerte automatique, mais certaines informations n’auraient pas été transmises, à cause d’un système de communication endommagé par le choc.

Albert Scaglione n’aurait pas répondu aux sollicitations téléphoniques ultérieures, rendant difficile l’avancement de l’enquête. La police fédérale de Pennsylvanie est aussi sur le coup.

On se souviendra qu’il y a quelques semaines, la même question s’était posée pour un autre SUV Model X entré en collision avec un immeuble : Tesla avait déterminé, grâce aux données remontées par ses systèmes, que le pilote automatique n’était pas enclenché, contrairement à ce qu’assurait le conducteur.

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Crédit photo : Tesla Motors


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