Test Synology DS712+ : le NAS aux 1000 usages

Tour d’horizon du DS712+, un NAS à deux baies que Synology destine aux petites et moyennes entreprises (galerie photos).

Synology DS712+ : insertion du disque dur

Désormais sollicité au-delà de son office traditionnel de stockage de données, la NAS est entré dans une période charnière. Le voici invité à adresser de nouveaux usages, tel un serveur polyvalent.

Synology en prend acte et entoure son matériel d’un solide écosystème applicatif utilisable à l’échelle d’un réseau tout en prenant en compte les terminaux mobiles et l’émergence du cloud comme la possibilité d’un accès distant.

Chef d’orchestre revendiqué de cette expérience connectée, le système d’exploitation DiskStation Manager, récemment mis à niveau en version 4.0.

Au-delà de la configuration alléchante que présente le DS712+, le pilier logiciel reste un marqueur de différenciation par excellence, notamment aux yeux des petites entreprises, coeur de cible affirmé de Synology avec ce produit affiché à partir de 420 euros chez les revendeurs.

Evolutivité, performances, consommation, facilité d’usage, interopérabilité, fonctionnalités additionnelles… ITespresso.fr fait le tour du propriétaire.

A 1,7 kg sur la balance, pour des mensurations respectables de 23,2 x 15,7 x 10,3 cm, le DS712+ occupe peu d’espace et se laisse transbahuter sans heurts aux quatre coins d’un bureau.

D’un noir mat des plus sobre, le châssis composé quasi exclusivement d’un plastique semi-durci résiste aux éraflures et ne retient pas les traces de doigts.

D’un simple clic, les deux tiroirs implémentés en façade laissent transparaître deux baises S-ATA à 6 Gbit/s, avec une prise en charge de la plupart des disques durs jusqu’à 4 To, soit un maximum théorique de 8 To avant formatage et éventuelle configuration avancée.

D’une simple pression, les racks glissent et se réinsèrent dans leur emplacement, avec en leur sein des disques durs de 3,5 pouces ou de 2,5 pouces, fixés grâce à la visserie fournie.

Il est également possible d’utiliser des SSD. Une fois la mémoire de masse mise en place, le verrouillage s’effectue via une simple clé en plastique.

Un tournevis fera l’affaire, mais globalement, le système peine à inspirer la solidité, quand bien même l’amovibilité des disques durs à chaud évite de redémarrer à chaque changement de configuration.

Si l’espace de stockage vient à manquer, un ingénieux concept signé de Synology consiste à étendre le tout à 7 baies via le DX510, un boîtier à relier au port e-SATA à 3 Gbits/s situé à l’arrière du NAS.

Plus globalement, il est appréciable que le boîtier en lui-même, soit facilement démontable, au prix, certes, d’un peu de temps et d’huile de coude pour enlever toutes les vis disséminées çà et là.

L’auscultation révèle un processeur Intel Atom bicoeur à 1,8 GHz, inamovible au contraire du module de RAM, cantonné à 1 Go en standard, mais extensible à 4 Go, le maximum adressable. Pour cela, il suffit de faire l’acquisition d’une barrette de type DDR3-1066 pour PC portable.

Autre composante remarquable, la ROM, vraisemblablement interchangeable. Sur le modèle testé, elle intègre DiskStation Manager 3.1 et un port USB très certainement réservé au débogage.

Sur la façade arrière (ou ce qu’il en reste avant de remonter le DS712+), l’on distingue une double interface Ethernet Gigabit qui supporte l’association (teaming), l’optimisation de la bande passante (load balancing) et le basculement automatique en cas de défaillance (failsafe).

Les deux ports USB situés à proximité plafonnent aux débits de la norme 2.0 et se trouvent résolument trop proches l’un de l’autre pour pouvoir utiliser simultanément des périphériques volumineux, typiquement certaines clés USB.

Le dernier connecteur est propriétaire : c’est celui auquel se connecte le bloc secteur, un poids lourd en son genre. Mais l’alimentation y est délocalisée : elle n’est pas intégrée au boîtier.

A l’avant, un troisième port USB 2.0 et un bouton marqué de la lettre C, destinée à la copie directe depuis un périphérique de stockage externe.

L’ensemble surplombe un interrupteur de mise en fonction secondé d’une diode témoin bleue pour le moins lumineuse : difficile de passer à côté, surtout en pleine obscurité.

Chacune des deux interfaces Ethernet dispose également d’une LED dédiée. S’y adjoint un voyant d’état du système qui peut clignoter, voire virer à l’orange en cas de défaillance. C’est le seul moyen de contrôle visuel, vu l’absence d’un écran LCD.

(Lire la suite page 2)

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