Test de Turing : une première réussite pour la machine

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Un tournant majeur vient d’être franchi dans la science informatique : un logiciel a passé avec succès le test de Turing.

Ce samedi 7 juin marquait les 60 ans de la mort d’Alan Turing. Connu pour ses travaux qui ont aidé, pendant la Seconde Guerre mondiale, à décrypter les messages codés des Allemands, ce mathématicien britannique a également mis au point un test qui porte son nom.

L’exercice consiste à mettre un humain en confrontation verbale avec, d’un côté, un ordinateur et, de l’autre, un deuxième humain, le tout à l’aveugle. Si l’homme qui engage les conversations n’est pas capable de déterminer lequel de ses interlocuteurs est un ordinateur, on peut considérer que le logiciel a passé le test avec succès. C’est précisément ce qui est arrivé avec Eugene Goostman. Ce programme informatique prétendant être un jeune garçon ukrainie est parvenu à leurrer 33% des humains avec lesquels il s’est entretenu.

A première vue, ce pourcentage semble faible. Il suffit pourtant à valider le test de Turing (30% requis). Et pour cause : dénué d’imagination et d’intuition, l’ordinateur doit s’appuyer sur ses capacités de calcul et de traitement de l’information pour mimer le comportement d’un être humain avec assez d’exactitude, y compris dans sa capacité à se tromper ou à mener de mauvais raisonnements. Autant de prouesses que la machine ne sait – a priori – pas réaliser.

Comme le note Silicon.fr, il est devenu difficile d’envisager le rapport inverse, c’est-à-dire l’humain utilisant ses propres atouts pour battre l’ordinateur sur son propre terrain de jeu. Le tournant en la matière fut la victoire de Deep Blue contre le champion d’échecs Gary Kasparov en 1997. Plus récemment, le supercalculateur Watson d’IBM s’est distingué en remportant deux manches sur les trois qu’il a disputées aux Etats-Unis, sur le plateau de Jeopardy, contre les deux plus grands champions de l’histoire de ce jeu télévisé. Il a réédité cette performance quelques mois plus tard, face à des étudiants du Massachusetts Institute of Technology et de Harvard, sur une compétition du même format.

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Crédit photo : agsandrew – Shutterstock.com


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