CloudData-stockageEntrepriseStockage

Test Xambox by Xamance : le cloud des choses simples

Cloud Computing - Virtual Machine Motion
0 0 Donnez votre avis

Xamance propose aux entreprises Xambox, un casier numérique destiné au stockage, au tri et à l’archivage de documents transposés au format électronique, testé par ITespresso.fr.

Sous l’égide d’une devise évocatrice, Xamance appréhende « le papier dans sa matérialité« .

L’outil logiciel dénommé Xambox, se présente comme un casier numérique destiné au stockage, au tri et à l’archivage de documents transposés au format électronique, moyennant un éventuel passage au scanner.

Les PME fermement ancrées dans son collimateur, la société française fait valoir les nombreuses distinctions (application la plus utile au RIAO 2007, top 10 des projets de la décennie lors du FING 2010…) qu’a glanées çà et là un projet qui amorce sa cinquième année d’exercice.

Ce cloud évolué, capable de communiquer directement avec des dispositifs de numérisation compatibles TWAIN (la majorité du parc des scanners), affiche au rang de ses promesses un système de classification intelligente et la prévisualisation en ligne sans recours au module Flash.

S’y adjoignent une version mobile, un moteur de recherche à la sauce Google et de multiples options de sécurité qui comprennent notamment les échanges cryptés, le HTTPS à foison et l’hébergement des données sur un data center situé en région parisienne.

Le serment qui en découle fait état, sans ambages, de la mise à disposition, sans nécessité d’un engagement de la part des souscripteurs, d’un service gratuit à vie, toutefois ponctué d’une offre payante déclinée en trois formules, du forfait Home (4,95 euros mensuels) au Business (35,95 euros), qui regorge de fonctionnalités.

ITespresso.fr a fait le choix de tester Xambox dans son plus simple apparat, celui d’une plate-forme accessible à tous, sans frais, moyennant une simple adresse courriel (renseigner son identité est facultatif). Verdict.

Xambox descriptif

Prise en main

A coeur vaillant, rien d’impossible. La maxime aurait volontiers des airs de superflu tant il se dégage de cette interface sobre une impression de liberté dans la simplicité.

Aucun client logiciel à installer, pas de modules à activer à tort et à travers : les principales manipulations s’effectuent directement sur l’interface du site ou à la rigueur via une applet Java.

Cohérent à plus d’un titre, l’explorateur minimise les caprices pour s’adapter idéalement à tous les navigateurs Web (testé avec Google Chrome et Mozilla Firefox), indépendamment de la résolution d’écran.

La loterie de l’écosystème mobile impose l’adjonction d’un « m » dans l’adresse URL pour bénéficier d’un rendu acceptable sur les petits écrans de smartphones dont la plupart ne semblent toutefois pas rechigner à surfer sur la version traditionnelle.

L’aide contextuelle intégrée, sans envahir l’interface graphique, s’immisce dans les débats avec à-propos : icônes interactives par-ci, pictogrammes représentatifs par-là, Xambox semble avoir réponse à tout, jusqu’à imposer sa Foire aux Questions (FAQ) comme une référence.

Tutoriels vidéo, diaporamas et questions-réponses s’y succèdent, érigeant en point d’orgue la transparence. Xamance se dit même prêt à fournir à qui en ferait la demande un descriptif du data center parisien.

Xambox interface

Téléversement de fichiers

Les plus téméraires s’adonneront à l’envoi de documents par courriel. Xambox génère à cet effet une adresse aléatoire composée de deux groupes de quatre chiffres. Toute pièce jointe est alors automatiquement ajoutée à la racine de l’espace en ligne.

Fonctionnel, mais dépourvu d’agrément, l’artifice dispense toutefois l’utilisateur d’ouvrir une instance de son navigateur et d’initier consécutivement une connexion sécurisée à son compte.

Deuxième option, plus viable et effective indépendamment du système d’exploitation, le glisser-déposer (drag & drop). Condition sine qua non, disposer d’un butineur mis à jour.

Le système fonctionne sans souci avec Firefox 8 et Chrome 15. Internet Explorer 8 est plus récalcitrant, au grand dam des puristes.

Ultime recours, l’applet Java Xambox Manager, non résidente, à télécharger préalablement à chaque transfert. Au prix de quelques dizaines de secondes, l’outil chargé en mémoire centrale s’exécute en local et délivre ses loyaux services sous la forme d’une fenêtre unique. Son icône représentative se loge dans la barre de notifications de Windows.

Seul Mac OS X Lion semble s’opposer à la démarche, refusant catégoriquement d’afficher le frontend. Au faîte de ce désagrément, Xamance promet d’y remédier sous peu.

Le périphérique d’acquisition configuré dans le menu adéquat, l’exercice de la numérisation débute.

Malgré les fluctuations de bande passante, la vitesse d’upload reste convenable. Sans tourner de l’oeil, Xambox gère notamment les téléversements parallèles.

Ultra-dépendant d’un système d’étiquettes physiques, le tri « intelligent » des documents perd en modularité ce qu’il gagne en pertinence pour les PME et les travailleurs autonomes.

L’ensemble interprète la position physique des éléments scannés et préserve cet agencement sous forme numérique, par le biais d’intercalaires virtuels.

La segmentation qualitative qui en découle n’est guère que le fait de l’imagination de tout un chacun : classement par date, rubrique, couple expéditeur-destinataire… ou les trois !

Il convient cependant de souligner les limites techniques d’un cloud privé résolument dédié à l’hébergement de documents. Et pour cause, le multimédia passe à la trappe au profit d’une compatibilité restreinte aux formats de fichiers textuels (RTF, TXT, DOC(X), XLS(X), CSV, PDF) et graphiques (JPG, TIF, BMP, PNG, GIF, PPT).

Xambox upload

Gestion et organisation des fichiers

Plus qu’une simple interface de communication entre Homme et machine, Xambox se présente sous la forme d’une visionneuse interactive, dénuée de tout encart publicitaire parasite et disponible à la consultation 24 heures sur 24, infrastructure cloud oblige.

Sur le volet principal, le chargement des miniatures s’avère chronophage. Les fonctions sociales, en revanche, sautent aux yeux et ouvrent la voie au partage à grande échelle.

Stable et effectif indépendamment du type de fichier,  sans aberration graphique à déplorer, le système de prévisualisation laisse à peine transparaître un algorithme de compression si agressif (jusqu’à 10 niveaux) qu’il en dégrade significativement les images.

Cette moindre qualité, nécessairement moins préjudiciable pour exploiter du texte, ne semble toutefois pas réversible. De même, en dépit d’un zoom à trois échelons (50 – 100 – 150%), l’affichage progressif est aux abonnés absents.

Pour être consulté et éventuellement ouvert en mode pleine page, un document doit être téléchargé dans son intégralité.

La mise en place de notes annexes « façon post-it » (dixit Xamance) se résume à l’insertion de texte pur dans un encart réservé.

Le concept peine à casser des briques, à l’instar de cette fonction de renommage si peu explicite qu’elle nécessite de s’y reprendre à plusieurs fois avant d’en maîtriser les ressorts. Les habitués du clic droit (qui brille ici par son absence) s’en seront reconnus comme victimes de la première heure.

A noter que le service, dans sa version gratuite, laisse à l’utilisateur le loisir de créer jusqu’à 4 dossiers (le répertoire intitulé « Important » ne semblant pas réagir aux multiples tentatives d’écrasement), sans toutefois gérer leur imbrication.

Pièces maîtresses du puzzle Xambox, les dénommés collecteurs s’imposent comme la véritable plus-value d’un écosystème dont l’approche un tantinet professionnelle prend alors tout son sens.

Son office consiste à orchestrer la redirection automatique, depuis une boîte mail définie, des documents administratifs émanant d’un certain nombre de prestataires préprogrammés (service des impôts, banques, opérateurs télécoms) qui en éditent des versions électroniques.

Xambox collecteurs

Partage et services annexes : la fin justifie les moyens

A l’image d’une écrasante majorité de services d’hébergement à distance (Box, Sugarsync, Ubuntu One…), les adresses URL sécurisées sont monnaie courante.

Elles constituent une solution fiable pour partager rapidement des fichiers sans pour autant faire le ménage dans son cloud et en ouvrir aux quatre vents les barrières théoriques.

Incontournable en cette année que la convergence des usages devrait marquer d’une pierre blanche, la dimension sociale s’impose comme un pilier qui implique pour l’occasion deux des places fortes les plus fréquentés de la Toile : Facebook et Twitter.

En parallèle, l’oriflamme déployée des marque-pages (« bookmarks ») d’AddThis fait une apparition remarquée. Reste toutefois que le système, alléchant à première vue, n’est qu’une extension du concept des adresses URL privatives sus-évoquées.

Un clic sur les icônes dédiées propulse l’utilisateur en direction des réseaux sociaux… armé d’un simple lien. Sans même une vignette pour les images.

Pour rappel, l’espace disponible est limité à 100 Mo (5 dossiers et 5 conteneurs) dans le cadre de l’offre gratuite.

Sous l’appellation « Home », la première déclinaison payante y adjoint les dossiers et conteneurs personnels à volonté, moyennant une contribution de 4,90 euros mensuels.

Les deux paliers supérieurs, respectivement affublés des dénominations « Pro » (17,95 euros par mois) et « Business » (35,95 euros), y additionnent des collecteurs évolués qui facilitent le traitement en entreprise des documents électroniques émanant de tiers.

Au chevet d’une plate-forme qu’il met un point d’honneur à gratifier d’une compatibilité quasi universelle avec les scanners grand public et professionnels, Xamance met pourtant l’accent sur deux modèles dits « de confiance » et fournis… par ses soins.

Proposé à 297,80 euros TTC, le X300, tel que présenté, se destine aux plus petites structures, voire aux indépendants. Son grand frère, le X1500, passe à la vitesse supérieure et engrange jusqu’à 50 feuilles par session. Les tarifs s’en ressentent : 716,40 euros TTC.

A la faveur d’une gamme de services annexes, la dématérialisation fait table rase du paramètre écologique. Avec le programme XamDrive, une équipe compétente intervient sur site pour numériser jusqu’à 1000 pages pour 139,90 euros.

Extension du concept, à des tarifs similaires, il est envisageable de demander le passage d’un coursier. Les opérations de numérisation se déroulent alors dans les locaux de Xamance et la marchandise est retournée sous deux jours ouvrés.

Ces services pâtissent néanmoins d’un portée géographique restreinte à l’agglomération Lyon-Villeurbanne ainsi qu’à la région parisienne (zones RATP 1 à 3).

Xambox fonctions sociales

Conclusion : continuez ainsi

Quel bol d’air dématérialisé que ce cloud privé signé Xamance !

Sans jouer de strass et paillettes, l’interface utilisateur, dénuée de tout artifice superflu, mais aussi de ces aberrations graphiques si souvent légion au bon vouloir des navigateurs Web, reste accessible au premier venu.

De prime abord, la plate-forme semble cantonner ses bons et loyaux services au simple hébergement de fichiers à distance. Pourtant, un rapide tour du propriétaire dévoile des fonctionnalités avancées, quand bien même la version gratuite de Xambox hérite du minimum syndical.

Promesses tenues, le système d’archivage intelligent dispense d’un tri manuel autrement fastidieux. Le simple calque de l’agencement physique au format numérique reste une valeur sûre et une incontestable plus-value face au cloud traditionnel.

Force est de reconnaître à cet ensemble une cohérence à laquelle s’adjoint une remarquable stabilité. Aucune contrariété à déclarer en ce sens, de la numérisation au téléversement, véloce de surcroît.

La sécurité n’est guère plus en reste. Si le HTTPS et les algorithmes de cryptage sont désormais monnaie courante, la dérogation au Patriot Act et la transparence vis-à-vis d’un hébergement au sein d’un data center parisien méritent tous les éloges.

Au chapitre des louanges, la compatibilité quasi universelle de cet écosystème simple à prendre en main éclipserait presque cette prise en charge restreinte à une dizaine de formats de fichiers.

Infrastructure cloud oblige, la disponibilité du service n’a guère d’égale que cette visionneuse performante à de nombreux titres. Il reste néanmoins regrettable que la gestion des dossiers et des conteneurs soit si approximative.

De même, les quelques outils dits « sociaux » résument leur office à bien peu de chose. Il y a fort à parier que tout un chacun n’en aura qu’un usage limité.

Points positifs

  • Agrément général du service jusque dans sa simple version gratuite
  • Prise en main express de l’interface graphique
  • Navigation intuitive grâce au moteur de recherche et au tri intelligent des documents
  • Les collecteurs, un gain de temps et d’espace
  • Performances de la visionneuse intégrée
  • Aide contextuelle, FAQ et tutoriels vidéo
  • Cohérence de l’outil Xambox Manager
  • Envoi et téléchargement de fichiers : la vélocité et la flexibilité priment
  • Compatibilité TWAIN, prise en charge de nombreux navigateurs Web
  • Ecosystème sécurisé ; transparence de Xamance à ce sujet
  • Nombreuses prestations annexes (vente de scanners, numérisation à domicile…)

Points négatifs

  • Espace disque limité dans la version gratuite du service
  • Ecosystème périphérique limité : entre autres, pas d’applications mobiles
  • Délai d’initialisation de Xambox Manager
  • Prise en charge aléatoire des options avancées de numérisation
  • Ne reconnaît en tout et pour tout qu’une dizaine de formats de fichiers
  • Algorithme de compression trop agressif
  • Gestion hasardeuse de l’affichage progressif
  • Les fonctionnalités sociales laissent à désirer

Note indicative : 16/20

 

 

Crédit photo : Copyright Woody – Fotolia.com